Le blog de PEB

Peb part pour de nouvelles aventures, une nouvelle vie. Blog destiné à ceux qui veulent suivre sa trace.

05 juillet 2009

Cérémonie nocturne

L1010866Visiteurs dans le jardin, ce petit varan (de Komodo) traine souvent dans le coin et Khalos est toujours excite par son passage, ce coup-ci il est tombe en arret devant lui et voila ce que cela donne !

De nouveaux hôtes sont arrivés hier soir, samedi, les lampes tempête sur le bord de la terrasse, les piscines allumées, la lune leur révélant déjà les contours du paysage qu’ils ont pu admirer dès ce matin. Mais la nuit n’a pas été paisible loin s’en faut. Le dernier né d’Amak Talim, la personne qui s’occupe des chevaux et le père d’Eka, devait passer par la cérémonie de circoncision et ils ont choisi de la réaliser... hier soir.

Durant la journée, tous les amis et voisins viennent rendre visite à la famille, aportant qui du riz, qui du maïs, qui de la farine ou du sucre. Comme je travaille avec eux, je me devais de m’y rendre également et apporter un petit cadeau pour l’enfant. Cela m’a permis de voir que les écuries avaient été transformées (à ma demande), les portes de bois changées au profit de portes en métal ajouré et les murs ouverts pour laisser passer les têtes des chevaux. Je me suis rendu à la fête avec Made, Nyoman, Awal et sa femme, tout le monde portant sarong je m’en suis affublé aussi. A peine arrivé je suis reçu par le grand-père, le père et les cousins que je connais puisqu’ils sont voisins et que certains ont travaillé pour moi sur le chantier. Accueil chaleureux et place de choix sous l’auvent de la maison, assis sur des nattes à boire du thé et manger. J’éviterai de manger car mon estomac est encore un peu fragile et les conditions de cuisine locale ne sont pas les mêmes que chez moi. La nombreuse famille, les amis et relations défileront toute la journée, certains iront pousser la visite jusqu’à la brugah de la colline pour voir la vue splendide. Sur le coup de 22 heures, la musique traditionnelle annonce l’arrivée des chevaux de bois sur lesquels devra être transporté l’enfant pour lui procurer un peu de joie et d’enthousasme avant la souffrance de l’opération chirurgicale pratiquée d’une façon sommaire avec un rasoir de coiffeur. Musique traitionnelle, tambours et flûtes, tout va bien. Mais sur le coup de 23h30, une sonorisation moderne se met en marche pour annoncer le « drama ». Le bruit est nettement plus sensible. Même si j’ai prévenu les invités c’est assez moyen pour leur première nuit surtout que ledit « drama » dure jusqu’à point d’heure. On dirait, toutes portes fermées qu’ils sont dans la pièce. Et ça hurle ça chantonne, ça crie, ça s’interpelle, ça pleure, ça se met en colère à tout va. Tous des ingrédients de la saynette dramatique sont réunis. Pour le sommeil c’est moins bien. La musique a repris ce matin sur le coup de 10 heures et les hôtes sont allés voir la  voisine (autant savoir par quoi on est tenu éveillé involontairement).

Clients réguliers du Novotel (tous les jours ou presque), on sent les vacances scolaires arrivées. Je continue sur la lancée de Balzac avec La messe de l’athée, L’interdiction, Le contrat de mariage, Autre étude de femme, Ursule Mirouët, Eugénie Grandet et maintenant Pierrette.

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28 juin 2009

Semaine pépère,

L1010849Rythme de croisière de bord de mer. Le temps étant magnifique, le ciel parfaitement dégagé, levent constant (parfois violent), cela ne m’incite pas beaucoup à sortir mettre le nez dehors si ce n’est pour les balades avec les clients (le soir) et un peu de jardin tout de même pour surveiller ce que font mes sbires.

Denge, le menuisier est venu poser le placard que j’attends depuis un an maintenant pour entreposer, dans la salle de bains, les sacs et objets divers qui embarassent la maison. Lieu de stockage pratique même lorsqu’il y a des invités car c’est très haut perché. Des invités j’en ai encore d’autres qui arrivent (bouche a oreille déjà), décidément, tout le mois de juillet, je vais émigrer dans ma petite maison. Je suis ravi. Rythme pépère aussi parce que le temps s’est rafraichi et le fond de l’air est frisquet le soir, donc je me suis chope un petit rhume, auquel a succédé une indisposition gastrique désagréable, bref deux jours un peu allongé. Copy_of_P1000431Quelques soupes plus loin, me voilà remis sur pied, il semble que ce soit « de saison ». Fini le second volume de La Pléiade de La comédie humaine de BALZAC, toujours aussi superbe ; je note sur un petit papier dans un coin des formules d’une originalité et d’une clairvoyance impressionnante. Je vous en livrerai, plus tard, quelques unes. Avant d’aborder le tome trois, je me suis laissé emporter vite fait par un délicieux roman policier (socio-ethno-policier devrais-je dire) « La belle et la bête » de Thierry Jonquet, dont j’ai, ici, vanté les mérites. Il ne manque pas à sa réputation. C’est top.

Côté film, je me suis régalé avec Eldorado, plus circonspect avec J’ai toujours rêvé d’être un gangster et en ce moment je dévore les épisodes de la série Mondovino (merci Olivier Geslin), une enquête approfondie de Jonathan Lassiter sur les coulisses de la fabrication et de la commercialisation des vins. Des mises en perspective de la façon dont les uns et les autres entrevoient leur métier de vigneron, certains comme ce vieil aristocrate bourguignon (Volnay) qui aime sa vigne et son vin (formidable !), et d’autres qui n’y voient qu’un business lucratif. La comparaison du monde bourguignon et du mon bordelais est remarquable, leur conception du vin aux antipodes. Le chapitre sur Mouton (avec sa classification « Premier Cru » tardive par Chirac en 66, comme par hasard et le regard des vignerons indépendants voisins est stupéfiante. L’épisode sur Napa Valley est à vomir, et dire que ces gens entendent « diriger » le monde. Gaffe !. Le pouvoir des négociants (qui assemblent des jus sous des apellations), des critiques, des « oenologues conseils » dans ce monde du pognon roi est le bien triste signe d’une culture, d’un goût, d’un palais, d’un savoir-faire, d’une tradition qui s’en va au profit de l’apparence, de la séduction immédiate, du show-off. Le discours de Mondovi père et fils est effrayant. L’ensemble est absolument génial ! La démonstration terrifiante. Hélas ici, en Indonésie, je n’ai que des vins issus de ces grands exportateurs qui arrosent le marché mondial. Ca fait froid dans le dos. Je continue ce soir.

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24 juin 2009

Oula, longtemps que je n’ai pas pris la plume. L’ordinateur étant resté dans la maison en contrebas, je passe moins de temps sur le clavier (adieu plume et encrier...). Cependant j’y ai passé, ces derniers jours, un certain temps (le matin de bonne heure) car je surfais sur internet pour améliorer le référencement de Lombok (et de ma maison par la même occasion). J’ai donc ouvert des « blog » qui parlent de Lombok comme complément de Bali, donc les voyageurs qui cherchent un programme de lune de miel (honeymoon) à Bali auront des chances de tomber sur www.honeymoonbali.canalblog.com ou www.balietlombok.canalblog.com . Copy_of_P1000400J’y parle des adresses de charme que j’apprécie et les met en garde contre certaines images d’Epinal que cache Bali. Par exemple je les renvoie sur Lombok pour l’idée de « farniente sur la plage » car c’est objectivement à Kuta que l’on trouve les plus belles plages de la région. Bon, ce travail m’a demandé un peu de temps car la connection n’est pas toujours tres régulière. Parallèlement j’ai deposé chez un imprimeur les textes et photos d’une plaquette pour les chevaux. J’ai reçu les premières maquettes, les vieilles habitudes sont revenues très rapidement et j’ai apporté au document mille modifications de détail sur la taille des caractères, la disposition des photos, la présentation, les couleurs de fond. Nous avons échangé 5 ou 6 versions et puis hier mardi, je me suis décidé à aller jusqu’à Mataram pour finaliser ce projet. Rien de mieux que d’indiquer, sur l’écran les dernières modifications à apporter. Nous y avons passé une petite heure et j’en suis sorti satisfait. Ce ne sont pas les rois de la création publicitaire mais c’est propre et clair. L1010845  C’est le but recherché. Mataram a aussi été l’occasion de passer chez Telkomsel car ma carte à puces est tombée en rade à Bali. J’ai demandé à Madé de passer chez un revendeur Telkomsel pour la changer (et récupérer le crédit par la même occasion). Que n’avais-je demandé ? Madé est revenu dépité en déclarant que c’était possible de changer la carte en conservant le même numéro mais impossible de récupéper le crédit. L’accueil chez Telkomsel est toujours aussi obséquieux mais le service est à la hauteur. J’ai rempli une foule de formulaires, le système informatique a retrouvé le montant de mon crédit e je n’ai pas eu à en demander le remboursement, il a été affecté directement sur ma nouvelle carte (mais l’ancien numéro). Facile.

Mission plus difficile pour échanger un chargeur de piles acheté la semaine dernière chez Ruby’s (le supermarché cheap de Mataram). Il est tombé en rade au bout de trois utilisations, pas normal. Les négociations ont été longues, les explications nombreuses mais frustueuses sur le résultat final. Nous sommes passés du « c‘est impossible » traditionnel, aux arguments « Il faut revenir le lendemain du jour ou l’appareil ne fonctionne plus (garantie un jour)», à « vous n’avez pas gardé l’emballage » pour finir par ouvrir un autre paquet et changer le chargeur.

De bons résultats a l’arrivée.

Copy_of_P1010135Je continue ma lecture intensive (et extensive) de Balzac toujours aussi enthousiasmant. Sa vision de la société Française du XIXeme siècle est d’une lucidité remarquable. La moindre description d’un boudoir de courtisane ou d’un grabas de servante est un morceau d’anthologie. Les situations décrites sont tout à la fois tragiques, drôlatiques quand il s’agit de la relation de couple (et il ‘sagit souvent de cette relation homme – femme, mari – femme, femme – amant, mari – danseuse. Toutes les variantes existent, tous les milieux sont dépeints avec acuité, Paris et le Faubourg caquetant ou la petite ville de province où tout se sait ; les aristocrates comme les courtisanes, les hommes d’état, les usuriers ou les banquiers. La politique ou la religion y font par moments de brèves incursions mais c’est un peintre de l’âme humaine et faible des gens de son temps qui reste l’élément ,le plus remarquble dont je ne me lasse pas.

Entre deux volumes le délicieux Les bijoux de la guillotine de Pierre Combescot (sur Marie-Antoinette)

Cela ne m’empeche pas d’avoir achete pleins de nouveaux DVD aux revendeurs locaux mais de voir aussi les DVD offerts par mes amis parisiens (merci à Aurélien et Laurence pour les films des César comme le formidable MR73, J’ai toujours rêvé d’être un gangster ou La bataille d’Haditah

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18 juin 2009

Recuerdos

jose_tomasComme je loge dans ma maison du bas, j’ai le temps de consulter tous les vieux documents entassés au long de ma vie bien remplie. C’est en se tournant dans le rétroviseur que j’ai plaisir a voir remonter à la surface de la mémoire vive des émotions fortes. J’en faisais déjà témoignage à l’époque dans mon « Journal » de corridas ou je mêlais commentaires personnels, articles de journaux et photos des corridas auxquelles j’ai assisté. Je suis retombé sur les premiers pas taurins de mon ami Christope (devenu celèbre depuis), de nos hésitations, de nos enthousiasmes ; sur les fêtes mémorables de la Féria de Nîmes (ouf, ses fins de nuits d’enthologie comme dirait Cédric) ; puis premiers pas à Séville, le temple de l’afficion. La découverte et le « suivi » de José Tomas, un torero exceptionnel. Bref que de bons, de grands souvenirs. Des photos du tout jeune Juli (encore un enfant). Mais aussi, la chute de Joselito, et tous ces toreros qui sont sortis de l’affiche au profit de jeunes gens plus brillants, que sont-ils devenus ??? Ca bouillonne là-dedans.

Je suis retombe aussi avec délice dans les commentaires de Zocato, un merveilleux connaisseur et conteur de tauromachie.

Jose_TomasAllez je ne résiste pas au plaisir de vous livrer un de ces passages picaresques à propos de toros de Palha à Séville : « Aux amoureux dela bravoure, le deuxième Palha, nommé « Guerrilheiro », numéro 146, 500 kg, a redonné l’espoir. Oui, Mesdames et Messieurs, il existe toujours, fleurs au naseaux, des buffles européens qui n’ont peur de rien, frémissent de tous leurs membres à la vue d’un cheval monté et s’élancent aussi fort que les lévriers sur les lapins mécaniques. La deuxième pique de Manuel Montiel, primée de la musique, fut un moment du genre, Dieu que c’est beau, un toro qui traverse la piste pour honorer le mot combat ! Sergio Martinez n’a rien compris. Ni face à ce toro, ni à son suivant meilleur encore. Deux toros de quatre oreilles, la porte du Prince, trentre contrats, une demi-douzaine de cadillacs, et la fille, même en exil, du Tsar de toutes les Russies. Des passes ça et là, des desplantes à contretemps, nulle lidia. La déconfiture totale. »

Et sur une corrida où il s’est tellement ennuyé, dont le commentaire s’intitule « Rêve de douche » : « Toréer c’est rêver. Se lever, jeter un oeil sur le cartel et l’azur, se dire quel luxe d’artistes, manger léger, vérifier dix fois son billet, choisir la chemise avec le veston, la pochette. Cirer les mocassins, calculer le bon havane, rectifier le pli. On est beaux conmme des toreadors. Un dernier regard au miroir, sur le meilleur profil, et la lumière allumée par superstition torera pour se dire qu’on reviendra vivant, adulé, triomphant, Séville à nos zapatillas, trois palais, quinze duègnes, quatre princesses et une marquise trahira son âge mais pas sa flamme. On la « conquistera » - nouveau verbe - au silence de l’alcove, à portes dérobées, le majordome complice. Elle aura sous le baldaquin une mantille de Manille, de la dentelle de Bruxelles, un postiche en pièce montée café-vanille. Coulera de nos veines un peu de Reverte, si jaloux du singe de sa maîtresse qu’il l’estoquera un matin de brouillard. Un brin de Belmonte et son suicide en robe de chambre, à la sieste, pour que le quartier s’interroge. Quelque chose de Manolete et ses ténèbres, de Dominguin, chantourné à la Gary Cooper, du Cordobes à la hussarde. Torero de jour et de nuit. Toreros et bandoleros. Diligences détroussées, le col de Despenaperros, sols et pistoles. Contes et légendes, mystère de demi-dieux, dieux, dieux et demi.

jose_tomas1Aujourd’hui est à part. Marcher vers la plaza c’est se croiser à chaque pas, ne plus savoir ou mettre la main qui ne torée pas. La cacher en triturant sa monnaie, faire semblant de saluer un ami, se gratter la tete. Aujourd’hui il y a Finito, Morante et Vega. Mozart, Garincha et Celine. Les arènes se précisent. On y croit. On se ment. Mais si c’était beau encore, neuf oreilles, Séville qui fait des passes dans la rue jusqu’à mardi prochain, neuf taxis formant l’improvisé d’un ruedo, cent braseros à Cordoue, Malaga à son balcon.

Douze mille matadors du lavabo convergent. Elle est ici, la Maestranza de nos Maestranzas. Des Mexicains ont déboursé 800 euros chaque siège, Pepe a revendu en douce la canapé de cuir, Manolo du club de chasse a promis quarante-quatre sanglier et neuf mouflons du comte de la Inexistencia qui ne le connait même pas. En arrivant au port, six patapoufs déguisés en toros et trois toreros qui ne rêvaient que de douche. »

Si ce n’est pas de la poésie...

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Rando a cheval Kuta Lombok

Copy_of_P1010292Hier, mercredi, deux demandes de ballades. Des clients cavaliers logeant a Senggigi, et mes hôtes de la maison qui voulaient essayer une balade tranquille. Le fait d’avoir six chevaux m’a parmis de scinder le groupe en deux, les cavaliers émérites sont partis avec André pour faire un grand tour, et moi j’ai accompagné mes invités dans un tour plus réduit puisque nous avons marché au pas. Les deux étaient ravis. Ceux de Senggigi sous le charme de la maison, il faudrait être difficile, et regrettant leur choix de cette station balnéaire populeuse.

J’ai ajouté des photos sur le site de balade à cheval www.chevalkutalombok.canalblog.com 

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15 juin 2009

Nouveaux amenagements

Copy_of_P1010079Matinée un peu chargée avant l’arrivée des premiers invités car il fallait absolument que tout soit le plus parfait possible. La maison a son air de fête après multes changements et déplacements, essais des nouvelles moustiquaires (pas au point mais à arranger), coup de chaud avec l’aide de tout le monde (sauf Madé reste auprès de Ketut malade la pauvrette). Akhmad est parti chercher les invités à Sunaru, au Nord de Lombok car ils ont passé deux jours au bord du cratère du volcan Rinjani en éruption. Arrivés vers 14 heures, le jeune couple en voyage de noces semble très content de la « chambre avec vue » qu’ils ont loué pour 4 jours.

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Je les laisserai souffler avant de leur expliquer rapidement le focntionnement des différents interrupteurs. Puis je surperviserai, en cuisine, leurs commande de déjeuner pour voir si tout est bien présenté. Pour le dîner Nyoman aura quelque difficulté à comprendre le menu écrit en français, elle m’appellera à la rescousse, ce qui me permettra de papoter avec mes invités et de voir les photos de l’éruption du Rinjani (impressionnant). Comme vous le voyez je ne suis pas deborde....

Copy_of_P1010047Première soirée et première nuit dans ma nouvelle maison. Le lendemain, lundi, sera l’occasion d’un grand rangement dans les cartons qui restent encore pas vidés ou les cadres pas encore acrochés dans les autres maisons faute de murs (voila ce que c’est de privilégier la vue avec des fenêtres dans tous les sens...). Siti s’y mettra aussi en nettoyant tous les cadres restant à accrocher.

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La salle de bain a été transformée en temple de l’afficion avec José Tomas en action. Les autres dessins, aquarelles ou peintures ont toutes trouvé leur place sur les murs restant.

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Je me sens très bien dans cette demeure plus petite mais très confortable au quotidien. Plan bien conçu, circulation facile, espaces agréables, et toujours la vue superbe sur la plage.

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On ne voit jamais les autres maisons, on s’y sent seul. L'installation informatique est parfaite, et je puis travailler au soleil couchant...Top

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Voila donc quelques photos des nouveaux aménagements.

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13 juin 2009

Sodas, bières et autres accessoires

Copy_of_P1000776Vendredi, jour de marché à Mataram car nous avons des invités qui arrivent dimanche prochain, je dois donc faire le plein de sodas, bières et autres accessoires qu’on ne trouve que dans la capitale. Nous en profiterons pour acheter une ou deux orchidées car les fleurs des autres sont tombées, chez le marchand elles sont dans la même situation car ce n’est pas la saison de floraison. Je passerai aussi chez l’imprimeur de la ville (le seul) a qui j’expliquerai ma volonte de fabriquer une petite plaquette toute simple sur une feuille A4 pliée en trois comme il s’en fait beaucoup dans la région pour mettre dans les hôtels. Je prendrai aussi les billets d’avion de retour de mes invités car les agences de Gilli’s semblent incapables de le faire. Bref une grande journée de courses car on a beau avoir le temps, il faut une heure et demie pour y aller et la même pour revenir, on a tout intérêt a faire un liste des besoins et ne rien oublier en route.

Copy_of_P1000876Au retour, je ne vois plus aucun cheval dans le paddock ni ailleurs. Où sont-ils passés ? Nyoman me dira qu’ils ont eu un enfant pour un petit tour d’une demi-heure puis ils sont partis à cinq se promener, histoire de les familiariser les uns aux autres. Ni une ni deux, je prends la voiture pour essayer de les retrouver sur le chemin. Et les voilà, André, Eka, Hossein (son petit frère) et deux autres gamins du kampung. Le plus petit (10 ans) sur Zoomy qui ne manifestera aucun signe de nervosité et n’aura aucune difficulté à le mener pendant une heure. C’est magnifique de les voir tous les cinq à la file. André me dira qu’ils se sont très bien comportés. C’est bon signe pour une première sortie de groupe. Ils se sont familiarisés rapidement. Je suis ravi.

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11 juin 2009

Nouvelles arrivees

L1010809Le déménagement se fait pas à pas, au rythme Indonésien, jour après jour. Le transport (et l’importation) des chevaux a été plus rapide que prevu. Le deal passé avec le chauffeur du camion balinais, nous conviendrons d’un rendez-vous lundi midi à Kerobokan. Pour être là-bas dans les temps, Awal et André partiront dans la nuit avec Madé (car Awal n’a pas de papier d’identité et la police balinaise contrôle les passagers piétons des ferries mais pas ceux des voitures). Madé profitera de ce voyage pour rapporter les tables de nuit, des vins et les panneaux que j’ai fait faire pour camoufler les tuyauteries devant les lavabos des salles de bains. Il doit juste les déposer à Kerobokan.

Lundi soir, je reçois un SMS d’Awal me disant que le camion est dejà à Menjangan, ils n’ont pas trainé. Ils prévoient de repartir de Menjangan mardi après-midi. Le temps de dévorer L1010815« Un début dans la vie » de Balzac et, comme le temps passe vite.

Mercredi matin je recevrai un autre SMS d’Awal m’informant qu’ils sont bien arrivés à Lembar, le port de Lombok, les chevaux en pleine forme. Je suis un peu inquiet de la rapidité du transport mais bon, je ne suis pas sur place pour vérifier si mes consignes ont été suivies et je présume que non. Ils attendent l’ouvertre du bureau vétérinaire. Akhmad ira à Lembar négocier avec les autorités sanitaires pour accelerer la procédure de quarantaine. Miracle de l’argent de poche, sur le coup de 14 heures, ils m’annoncent qu’ils sont en route pour Kuta ou ils arriveront deux heures plus tard. Le camion est en bon état, le sol a été aménagé avec de la paille et de la brisure de bois pour amortir les chocs des pavés, un bac d’eau est à la portée des chevaux. Ils semblent être en forme.

L1010817Nous les débarquerons du camion pour qu’ils puissent enfin prendre la mesure de leur nouveau territoire qui sera plus agréable que les écuries dans lesquelles ils étaient cantonnés jusque là. La paire Zoomy et Blacky s’entendent à merveille et on peut meme les laisser seuls, ensemble, dans le paddock. Le muret construit pour débarquer les chevaux d’un camion permet un transbordement rapide. C’est parfait pour leur stress.

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06 juin 2009

Importation de chevaux d'ile en ile

Peb_piscineSamedi. Enfin un peu de temps pour respirer, je puis écrire quelques lignes.

L’importation des chevaux d’une île à l’autre reste une aventure périlleuse. Connaissant la procédure, je l’explique à Akhmad car ce n’était pas lui qui s’en était chargé la dernière fois. Nous devons obtenir une lettre de sortie de la province de Bali (ce sont les vendeurs qui nous aident à l’obtenir), et une lettre de « rekomendasi » (recommandation, on se demande bien de quoi). Je dis à Akhmad d’aller Mataram procéder au virement des fonds et de récuperer ces documents administratifs des services vétérinaires. C’est ce qu’il fera. Sauf que, sans m’en parler, il n’ira pas au service vétérinaire car il estimait qu’il le ferait à Praya le lendemain. Or les affaires de la province se traitent au niveau de la province et non au niveau du kebupaten (ma région). Moralité, il reviendra de Praya, le lendemain, bredouille et devra retourner, vendredi à Mataram demander ce fameux document. Deux aller-retour pour rien. D’autant plus que l’on fait la demande et puis il faut revenir chercher le document durement signé Stevepar les autorités compétentes.

Pendant ce temps car il ne faut pas trop en perdre, les vendeurs ne nourissant plus les chevaux à partir du moment qu’ils sont vendus, il faut les récupérer au plus tôt.

Pendant ce temps donc, je demanderai à Awal de nous trouver un camion solide avec un plancher sans défaut. Je lui demande aussi de surveiller la qualité des barres de métal qui entourent la caisse intérieure du camion, souvent rouillée et sur laquelle les chevaux peuvent se blesser en passant la tête. Plusieurs jours dans un espace réduit ca les énerve et les stresse pas mal.

Nous verrons donc vendredi soir un joli camion en très bon état avec tout ce que j’ai demandé. Temps estimé du voyage : 4 jours. Si nous avons tous les papiers cela me semble raisonnable. Je laisserai Awal et Akhmad négocier car je n’ai pas trop d’éléments de comparaison (la somme payée pour le transport précédent était notée dans mon ordinateur portable qui a été volé). Awal montera avec une proposition de forfait plus jour supplémentaires. Papillon_jauneCela me semble élevé si l’on multiplie le jour sup par 4 (tout simplement). Je lui en fait la remarque et lui demande de redescendre et marchander en fonction de cela. Et puis je me souviens que Thomas m’a donné, avant de partir, le prix de location d’un camion dont il s’est servi pour rapporter deux maisons de bois de Sumbawa. Sumbawa est moins loin mais cela me sert de base à une nouvelle négociation.

La vétérinaire va nous aider à accélérer la procédure d’importation au port de Lombok car elle fait partie des vétérinaires en charge de ce type de dossier et elle connait bien mon sérieux. Départ du camion prévu lundi lorsqu’on aura récupéré les lettres d’accréditation.

Ce matin, Akhmad est à Mataram et m’appelle pour me dire que le Zoomy que j’ai vu de couleur noire a été déclaré par le vendeur (Menjangan), brown, donc marron foncé. Il va falloir jouer avec ce genre de détails.

Master_from_Timur_NetComme il faut que le camion aille jusqu’à l’ouest de Bali, charge les chevaux et revienne sur Kerobokan (Denpasar) pour en charger un troisième, je pense les rejoindre par avion à Denpasar en début de semaine pour voir si tout va bien. J’ai spécifie aux chauffeurs (ils sont toujours deux par camion car ils roulent jour et nuit, pas de mouchard) que je voulais qu’on sorte les chevaux pour se dégourdir les jambes, boire et manger, toutes les 4 heures. Je voudrais vérifier tout cela.

Grande ballade avec André et Eka pour profiter de mes chevaux actuels. Steve est revenu en pleine forme, mange comme 4 et avance à bonne allure. Pangeran est un peu plus « poussif » cela lui arrive par moments.

Lectures : outre le journal quotidien et le crash d’Air France (quand je pense que les compagnie indonésiennes sont encore black listées par la IATA) qui m’a bien impressionné car j’ai souvent pris cet avion. Fini à Bali « Le cinquième cavalier » de Lapierre et Collins, un bon thriller sur une attaque terroriste par un engin nucléaire lybien à New York (écrit en 85). Master_de_l_autre_cote_de_la_haieJe lisais le même jour dans le Java Post une copie d’un article du NY Times disant que d’après des recherches récentes, le chef d’Al Quaida avait annulé une opération visant à disperser des gaz mortels dans le métro peu de temps après le 11 septembre car l’effet médiatique n’était pas assez important. Il attendait la possibilité de provoquer une attaque nucléaire, plus marquante. Ca fait frémir, le monde est fou.

Pendant ce temps les élections arrivent dans un mois ici. L’ex président SBY s’est séparé de l’actuel vice-président qui se présente contre lui. Trois grands candidats donc. C’est le temps des grandes déclarations d’intention pour l’avenir glorieux du pays....Après les élections chacun continuera ses petites affaires, comme avant. Mais ici, tout le monde vote, ça n’a pas l’air d’être la même chose avec les élections européennes...

Heureusement que j’avais emporté à Bali un second livre, le premier Tome des aventures de Balzac et de sa Comédie Humaine. J’ai déjà lu « La maison du chat qui pelote », « Le bal de Sceaux », « Mémoires de deux jeunes mariées », « La bourse » « Modeste Mignon ». Enfants_dans_la_piscineComme toujours superbement écrit et des citations en veux-tu en voilà....L’échange épistolaires des deux jeunes mariées tout juste sorties du couvent à 17 ans pour découvrir la vie, se marier, l’une par convention et l’autre par amour est passionnant et criant d’une vérité tellement actuelle sur les relations entre les hommes et les femmes, le couple, l’amour etc. Enorme.

En fin d’après-midi, les filles de Madé et Nyoman et leur cousine apprennent à nager dans la piscine. Scènes de joie enfantines forcément. Kuming se débrouille très bien toute seule maintenant.

Les photos qui illustrent ce blog sont de mon camarade de Yogya.

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04 juin 2009

Second voyage a Bali

DSC01648Me voilà donc revenu de Bali les mains pleines. Impression générale, un peu la même que la dernière fois car lorsqu’on travaille, fait des courses, cherche des choses bien particulières (des chevaux en l’espèce), le stress revient et la pollution,  la circulation de la région de Denpsasar (absolument Dantesque) rendent les déplacements vraiment penibles. Les routes restent souvent minuscules (l’infrastructure n’a pas suivi le développement, c’est assez courant) et le traffic intense. Il faut rouler vitre fermées avec la clim pour ne pas s’asphyxier. Alors l’île bénie des dieux je veux bien mais pas dans ce coin là, désolé (elle reste bénie car cette destruction de ses richesses naturelles par des promoteurs affamés de profits rapides n’a pas entaché sa réputation, on peut se demander comment se fait-il). Pendant une bonne partie de mon séjour j’ai logé à Ubud et fait mes aller et retour depuis cette position centrale. On est plus dans les montagnes, l’air y est plus pur et l’ambiance satisfaisante. Même en mai-juin les touristes restent nombreux à séjourner à Ubud (et pas toujours le gratin). Non, mes coins préférés restent définitivement l’Est et le Nord de l’île. Lors de ce voyage j’ai redécouvert également une région que j’avais négligée lors de mon dernier voyage, l’Ouest, Pemuteran, un charmant petit village au bord de l’eau et à disposition une belle barrière de corail réputée à juste titre.

Résultat de mon séjour : trois nouveaux chevaux pour Kuta Horses et aborder la haute saison touristique plus sereinement ; des bons vins de toutes les régions du monde, de jolies statuettes pseudo anciennes, des lampes et des tables de chevet, les appliques de salle de bains et moustiquaires commandés lors de mon dernier séjour, des carafes et des petits flacons de verre...

Revenons donc un petit peu en arrière. Départ donc en voiture dimanche dernier avec Madé et André que j’ai eu l’occasion de mieux connaître au cours de ce séjour. Madé toujours égal à lui même, je vous en raconterai de bien bonnes. DSC01733Traversée a bord du Putri Gyanyar, qu’Akhmad avait vivement recommandé. Oui c’est un gros bateau assez moderne d’apparence mais assez mal amenagé, avec de la place à l’interieur sur des tapis de sol pour dormir dans l’air vaguement climatisé, mais très peu de sièges ou bancs à l’extérieur. Bon, on prend le premier qui est à quai en même temps, pas question de choisir son bâtiment. Traversée avec une houle assez forte en milieu de parcours. Quatre heures et demie de traversée, une heure d’attente avant d’amarrer.

Mardi. Première étape prévue, Ubud pour la première nuit, voir un « centre d’entraînement de chevaux » près d’Ubud et faire quelques emplettes. Je résiderai donc au Artini, un ensemble de petites maisons balinaises dans le coeur du village d’Ubud, central, pas cher, agréable mais d’une propreté douteuse (le service n’entre jamais dans la chambre donc pas de changement de serviette ni de draps). DSC01612Je passerai ces trois premières nuits dans un petit pavillon isolé du fond de l’ensemble, plus calme que les pavillons qui donnent sur la rue.

Le lendemain, nous partirons à la recherche de ce fameux « centre d’entraînement » dont on m’a parlé. Madé s’est renseigné dans sa famille et on lui a indiqué un village proche d’Ubud. Nous demanderons à plusieurs reprises dans le village, les informations sont toujours aussi vagues (voire inexistantes) et Madé toujours aussi rétif à s’informer, pourtant il existe ce centre. La région est agréable donc pas de problème pour se perdre un peu dans les petits chemins entre les rizières. DSC01603Tout à coup, derrière un arbre, au détour d’un chemin, un vieux panneau de bois vermoulu laisse apercevoir « Ubud Horses », c’est bon signe. Nous emprunterons des chemins toujours plus étroits et défoncés pour arriver dans une ferme dans le fond d’une vallée humide (il pleut pas mal à Ubud). Il y a du y avoir, dans le temps, un centre équestre car les bâtiments ressemblent a des écuries avec leurs portes caractéristiques. Je comprends en même temps qu’ils aient fermé vu la difficulté que nous avons eu à les trouver. Il reste donc des bâtiments à moitie vides, en tous cas vides de chevaux) et un type qui fait office de maquignon, qui a importé 3 pauvres chevaux fatigués de Java et qui tente de les placer pour des courses ou de les revendre à des gogos. Nous sommes venus jusque là, autant aller jusqu’au bout et boire le calice... Nous verrons donc les chevaux sous toutes les coutures. DSC01601Pas bien grands et super mal constitués physiquement, maigrichons ou boitants. Rien à en tirer. Je laisserai cependant les coordonnées de Madé en cas d’arrivage improbable de nouvelles bêtes. Fausse piste, mais première idée de prix, les chevaux de courses même réformés constituant un hobby de gens fortunés sont vendus et revendus assez cher.

Comme cette information s’est avérée incomplète et imparfaite, je varierai les plaisirs du premier jour en descendant jusqu’à Kerobokan (la banlieue ouest de Denpasar) pour rendre une petite visite aux écuries d’Umalas avec qui je suis en contact par mail,  passer commande de moustiquaires et chercher mes appliques. Les écuries d’Umalas sont somptueuses, bien tenues, dotées de chevaux racés et en parfaite santé, visiblement heureux d’être là. La propriétaire, une allemande passionnée, mène avec maestria tout cet ensemble. J’ai la chance de tomber sur elle à mon arrivée ; elle rentre de Singapour où elle a vu...des chevaux. Nous irons boire un verre à son restaurant (elle dispose aussi de chambres et de restauration pour ses clients). Je tombe plutot bien car elle cherche DSC01608également de nouveaux chevaux (elle en a une trentaine) mais organise baucoup de cours d’équitation, de ballades de tous niveaux et elle cherche a étendre son cheptel. Nous discuterons donc de la possibilite de partager des frais de transport de nouveaux arrivages. J’ai confiance dans son goût quant à la qualité des chevaux car elle connait son affaire. Nous parlerons beaucoup et j’en saurai plus sur les difficultés en approvisionnement de chevaux de selle. Elle revient de Singapour car elle a appris, par sa vétérinaire, que les riches chinois de cette riante citée, envoyaient à la boucherie de très beaux chevaux qui avaient perdu à une course ou deux. Il faut juste payer le transport mais comme Singapour est assez éloignée de l’Indonésie il faut l’envisager ...par avion. Là, il y a un sérieux hic de prix....Mais c’est une piste intéressante. Pendant ce temps mes gars feront connaissance (et échange de numéros de téléphone, c’est ma consigne) avec les valets d’écurie et autre personnel du club hippique. Globalement l’information majeure ce jour-là sera que les affaires intéréssantes à faire se déroulent à la fin des réunions hippiques organisées dans les grandes villes de DSC01734Java, vers lesquelles convergent des centaines de beaux chevaux (dont on affinera la provenance en cours de conversation). Souvent les propriétaires des chevaux « perdants » ne veulent pas les ramener chez eux en payant le transport et préfèrent s’en débarasser auprès de maquignons, de bouchers ou d’acheteurs présents sur place. Les prix sont réellement cassés. Tout le monde y fait des affaires. Seul problème, c’est qu’il faut passer deux quarantaines puisque Java, Bali et Lombok appartiennent à trois provinces différentes, plus le prix du transport. A calculer. Piste à suivre.

Le gars d’Ubud nous appelle pour nous dire qu’il connaît quelqu’un qui vend cinq beaux chevaux tout juste arrivés de Java. L’information se recoupe. On rentre en contact avec le gars, il n’est pas loin, allons voir une fois que nous aurons fini les courses.

DSC01618Anecdote Madéienne. La circulation de Semyniak et Kuta est intense ; une fois garé d’un côté de la route (étroite, donc mal garé), si on a le malheur d’avoir sa boutique de l’autre côté il faut traverser entre voitures et mobylettes, en plongeant dans ce flot quasi ininterrompu. C’est ce qui m’est arrivé. Manque de bol, j’ai oublié dans la voiture la feuille avec les mensurations des moustiquaires que je commande. Je la demande à Madé en hurlant par dessus le vacarme de la circulation. Cette feuille est attachée, avec d’autre notes sur une planche de travail à pince, pratique pour écrire en toute circonstance. Il la sort de la voiture et, comme moi éprouve la plus extrême difficulté à traverser. En riant je lui fais mine de l’envoyer par-dessus les voitures. L’humour et Madé ne sont pas franchement cousins et le voilà qui envoie en l’air ce fragile véhicule volant parfaitement identifié, qu’en cours de vol, processus logique, les feuilles se détachent et se répandent entre les voitures, la planche, elle, arrive à bon port. Moi, aterré par son geste, lui riant aux éclats, la circulation, bon enfant, interrompue, et nous voilà à ramasser les feuilles éparses. Heureusement pas de vent donc pas de course poursuite. Il est désarmant parfois.

Nous irons donc chez ce maquignon qui, en effet, dispose de 5 box et deux emplacements pour des chevaux fraîchements arrivés de Java et destinés aux clubs de Bali. On les examinera sous toutes les coutures, les uns et les autres. Ils sont globalement assez beaux mais, après plusieurs jours de voyage harassant ont un caractère bien trempé, ils sont craintifs de tout ce qui les entoure. Je cherche plutot des chevaux pour débutants. Encore une fois nous profiterons de cette rencontre de hasard pour aller à la chasse aux informations. Il m’en montre un magnifique qu’il vient de vendre à une cliente privée. Les origines se confirment, les marches aux bestiaux post réunions hippiques aussi. Après examen scrupuleux, je lui dis être interessé par un jeune étalon de 6 ans SINYO, lui demande de me le garder « en option » jusqu’à la semaine prochaine puisque je repasserai par prendre livraison de mes moustiquaires. A suivre également.

DSC01634Petit tour dans le grand Carrefour de Denpsasar, impressionnant, et signe du développement intense et de la folie consommatrice de cette région d’Indonésie. Retour pour la nuit à Ubud.

Mercredi. Matinée de course dans les environs d’Ubud, où les boutiques de gros et de détail ne manquent pas. C’est la vitrine de l’Indonésie. Les camions arrivent de bon matin avec leur cargaison de Java, Sumatra, Sulawesi et déchargent leur production d’artisanat en tout genre. Les boutiques se chargent de revendre tout cela aux étrangers qui viennent faire leurs emplettes (comme moi) à Bali. Bien peu de choses sont faites sur place. Heureusement il existe, entre toutes ces grosses entreprises, des artisans qui fabriquent et créent des modèles originaux à partir de matières locales : DSC01698l’un originaire de Sumatra, se fait envoyer une partie de sa matière première de son village et fabrique, sur place, à Bali, ou il vend, sur commande pour la plupart, des paravents et lampes. Plus loin, une autre sculpte des modèles originaux d’encadrements à des prix défiant toute concurrence quand je les compare avec ceux de mon artiste star Sask Sunardi. Cartes de visite en poche je repère mes adresses pour mes futurs « besoins ». Au coeur d’un magasin de luminaires bien moches, je trouverai cependant de petits lampes de chevet en bois toute simples et de beaux modèles d’appliques aux formes originales. Plus loin je trouverai également des flacons de verre pour les produits de bain de mes invités, des flacons à huile d’olive pour la table et une carafe. Mes amis décorateurs seraient fous ici avec les prix pratiqués. Je comprends que certains européens fassent du business en remplissant un container (2,000 euros) pour ramener plein de merdouilles « ethniques » à vendre des fortunes en France ou ailleurs. DSC01633A Bali ce n’est pas le choix qui manque. En revanche dès qu’on s’intéresse de trop près à des « antiquités » dont l’ancienneté remonte parfois seulement à quelques heures (il suffit pour cela de gratter avec un couteau le dessous d’une statuette « ancienne » et de voir apparaitre, ô miracle, du bois bien blanc, bien neuf), les prix s’envolent mais la finition est très réussie. Je trouverai mon bonheur dans cette rubrique trois jours plus tard dans le même secteur mais à des prix très raisonnables. J’ai gardé contact avec une boutique de meubles qui me proposait, par mail, des prix tres bas. Une fois sur place, impossible de mettre la main sur l’idiot qui m’a proposé ces steamers a ce prix-là (copie du mail joint), cependant c’est bien écrit donc on respecte l’accord et je passerai commande de 4 chaises longues en teck vernis de belle qualite de finition ; j’essaierai vainement de negocier (en groupe) des tables de nuit en bois toute simple, rien à faire, tant pis pour eux. Une boutique « Toy Tiger » est spécialisée dans les meubles fabriqués avec du bois vieilli prématurément (comme en Espagne ce village où les planches de bois destinées aux meubles « anciens » sont trainées à travers ruelles et rivières par des ânes jusqu’à ce que vieillesse se fasse). DSC01636Je m’y étais déjà arrêté, cette fois-ce je commanderai ces deux jolies tables de nuit déjà repérées et vendues, après négociation, au même prix que mes vulgaires tabourets améliorés du vendeur précédent. En passant je jette mon dévolu sur un coffre aux jolies proportions pour stocker les dessus de lit. Je le paye et l’emporte. Bonne adresse donc.

Le jeune André s’impatiente, les vitirines c’est pas trop son truc, c’est un gars de la terre, il n’est jamais sorti de son village alors le voyage déjà lui a ouvert les yeux, Bali est très différent de ce qu’il connaissait, il est curieux de tout mais enfin les magasins ca va bien un moment : « Quand est-ce qu’on essaye d’autres chevaux ? ». Allez, pose déjeuner dans un warung de bord de la route et on va visiter deux adresses repérées sur internet. Une m’a déjà répondu que je pouvais passer quand je voulais, l’autre n’a jamais répondu. Les écuries seront à la hauteur de leur communication.

La première, Saba Bay, dénommée d’une façon fort présomptueuse Bali Horse Riding, fait partie d’un groupe de loisirs sportifs proposant (avec force leaflet dans tous les hôtels) des safaris à dos d’éléphant, des descentes de rivière en rafting, des treck à pied ou en vélo et...des ballades à cheval. Un peu de mal à trou

Nous filerons à une quarantaine de kilomètres, de l’autre côté de Denpasar, vers Tanah Lot, et le village de Ye Gangga qui accueille les riantes et professionnelles écuries de Bali Island Horse. Voila une adresse que je recommanderai à des cavaliers qui veulent à la fois de beaux chevaux fiables un bon équipement, un bon encadrement et des sites alentours très accueillants. DSC01617Un peu plus loin de l’agglomération, la nature environnante propose plage et rizières. La proprio, et son associée, m’accueilleront avec plaisir, me feront visiter leurs installations propres et pratiques qui rendent les chevaux confiants et calmes, partageront les bons plans (enfin je ne les ai pas encore expérimentes) avec moi et nous échangerons un long moment sur le marché du cheval de randonnée, les sources d’approvisionnement etc (par exemple une piste avec des chevaux réformés de la police montée d’une grande ville de Java). Les deux « locaux » qui les aident laisseront leurs coordonnées pour une aide ultérieure. Encore une bonne adresse et un bon contact cordial.

Et puis un gars qui traîne par là, il y en a toujours, vient voir Madé, et lui propose de voir six chevaux appartenant à un singapourien fortuné, il semble qu’il y en ait à vendre. Bon, piste à suivre, je n’en néglige aucune. Nous prenons congé de nos sympathiques hôtes et embarquons cet intermédiaire à notre bord. En roulant, je les entend parler et je capte leur conversation, ils parlent en fait d’un maquignon qui vient juste de recevoir six chevaux. Nous continuons à rouler et nous dirigeons vers...Kerobokan, l’adresse d’hier. Arrivés à portée j’indique à mon guide que nous avons déjà visité cette adresse. Il ne se départit pas et nous propose une autre adresse perdue au fond fond du centre pollué de Denpasar. Des grands chevaux, sains hein, pas de blagues. Invariablement : Non, non de grands chevaux. Nous empruntons une improbable digue étroite qui borde un canal de déversement des eaux usées ; des bicoques branlantes sont éparpilllées entre des murets de bambou ou de brique. Ca sent la favella, c’est l’autre facette de l’île des dieux. Nous nous arrêtons devant un maisonnette devant laquelle stationnent quatre ou cinq carioles comme la mienne, celles qui servent dans la journée à transporter des touristes à Kuta. Je lui dis, mais ce sont des grands chevaux de monte qu’il y a ici ? Ah mais non, ce sont des chevaux de cariole. Ca j’ai tout ce qu’il me faut à Lombok. Et comment tu rentres chez toi maintenant ? Pas besoin j’habite ici. Il avait juste profité de la voiture pour se faire raccompagner chez lui à l’oeil. Je l’ai gentiment pourri et j’en ai profité pour expliquer à André et Madé qu’il ne fallait pas croire n’importe qui, exemple à ne pas suivre donc. DSC01652Et nous voilà perdus au milieu de nowhere à essayer de retrouver notre route, car selon ses indications on en recupère une grande artère à 200 mètres mais en fait le canal se poursuit sur quatre bons kilomètres sans trouver la moindre issue. Celui-là il ne m’y reprendra plus. Comme le canal nous dirige vers le sud nous arriverons pratiquement à l’aéroport, au sud de Denpsasar et il faudra tout remonter, aux heures de pointe, pour retrouver le calme des hauteurs d’Ubud. Longue journée.

Jeudi. Départ de bon matin pour l’Ouest, vers les écuries du Menjangan Resort et un propriétaire avec qui je suis en contact intenet depuis qu’il a fait paraître une annonce dans Bali Advertising,  « Vends deux chevaux de ballade ». Il habite a deux pas, Pemutaran. Les photos n’ont pas l’air terrible mais autant aller voir.

DSC01672Cinq heures de route sur la grande voie qui traverse Bali d’Est en Ouest et charrie son flot de camions surchargés en provenance de Java. Pour une fois, la circulation n’est pas trop intense, en tous cas moins que la dernière fois lorsque je suis allé acheter Sox, Steve et le regretté Jet. Nous arriverons a Menjangan bien avant la nuit, du temps pour trouver un hôtel après en avoir vu plusieurs. C’est finalement au Reef, chez le propriétaire des chevaux (qui a aussi ce petit resort de plongée) et qui loue des bungalows confortables en bord de mer pour un prix très raisonnable. L’hôtel nous indique l’adresse de la maison de Chris Brown, où sont les chevaux. Nous remonterons un petit chemin caillouteux et cabossé pour aboutir a une jolie propriété, boisée, en bas des collines de Pemuteran. Plusieurs hectares où sont répartis sa maison, de belles écuries bien entretenues, plusieurs espaces d’entraînement des chevaux et des pâtures. Superbe emplacement. DSC01666L’homme habite là depuis neuf ans et a monté cette activité équestre plus par hobby que pour en faire un business. Il aime visiblement les chevaux. Nous visiterons ensemble son installation, verrons celui qu’il propose de vendre qui est assez joli, quoique, comme son nom l’indique (Skinny) il soit assez étroit de poitrail et de croupe. Développement tardif. Nous parlerons beaucoup, comme avec mes autres hôtes ; l’accueil sera très chaleureux et les renseignement complets. Depuis quelques années il se consacre plutôt à l’élevage, en croisant ses juments ou ses étalons avec ceux des clubs hippiques sus-nommés, les deux meilleurs et les plus professionnels a ses yeux (nous partageons le même sentiment). Il a croisé sa belle jument avec un étalon Frison d’Umalas et cela a donné un jeune étalon noir somptueux qui du haut de ses trois ans toise le visiteur, mais curieux vient lui tendre l’encolure. Magnifique mais pas à vendre.

DSC01655Au cours de cette visite deux idées auront germé. La première, confirmation que je n’ai pas besoin de faire deux jours de voiture jusqu’à Java car, sans contact, je risquerai de tourner en rond et de trouver les rogatons chez les maquignons. Il faut vraiment se rendre a Java au moment des réunions hippiques (plus le coût et les risques du transport). Second envie, celle de trouver une jolie jument opur faire des petits, il me dit que cela ne pose aucun problème particulier car dans les premiers mois la jument s’occuper seule de son poulain. Je verrai.

Nous convenons de nous revoir le lendemain en fin de journée pour un essai un peu long de Skinny.

Visite rapide au Menjangan Resort pour voir les chevaux avant que la nuit ne tombe. Il n’y en a plus que 21 sur 40 et ceux qui restent ne sont pas le dessus du panier. Je reprends mes vieilles notes pour revoir ceux que j’avais sélectionné l’an dernier. Les deux gars qui bossent sur place font ce qu’ils peuvent pour préserver à leurs chevaux un semblant de bonne allure mais on sent bien qu’ils ne travaillent pas assez et sont tristes. J’ai pu noter le changement de caractère de Sox entre son essai à Menjangan et son arrivée ici. DSC01667C’est un élément à prendre en compte. Nous ferons une short list pour un essai le lendemain matin à huit heures. Il en reste encore six ou sept à essayer car certains de mon ancienne sélections ont été blessés depuis ma visite.

Le petit hôtel est charmant et bien placé près du village. J’emmènerai donc dîner mes compères dans un petit warung voisin. C’est l’occasion de leur faire part de mes réflexions, de ma « stratégie » et de mon changement de programme. Mais nous ne sommes que Jeudi et les moustiquaires n’arrivent que lundi, nous avons donc le temps.

Vendredi. De bon matin, nous retournons a une dizaine de kilomètres de notre hôtel au Menjangan Resort, en plein milieu du Parc national Naturel de Bali Ouest. Comment le propriétaire a-t-il pu construire un hôtel au milieu d’un Parc National ? La réponse m’a été donnée lors de mes conversations précédentes, il a tout simplement déposé un projet de constuire une ferme, un élevage de chevaux avec quelques bâtiments autour. Tour de passe passe adroit pour le business mais malheureux pour les chevaux qui se retrouvent ainsi isolés au bout du monde sans beaucoup travailler ni sortir de leur box. DSC01653Il faut que j’en sauve un ou deux de leur sort. Des nos essais, quatre ressortiront, un petit étalon noir, très calme malgrè son état d’étalon, Zoomy. Un grand étalon noir, de belle allure qui s’est beaucoup calmé depuis mon dernier essai : Blacky. Un petit hongre gris clair de belle allure, vif, aux aplombs réguliers et aux allures élégantes : Chipie. Comme son nom l’indique, il a du caractère et ne se laisse pas approcher facilement. En revanche, une fois monté il est parfaitement obéissant et plait beaucoup à André qui se voit bien avec Chippie comme cheval de guide. Le quatrième, Rumy, est du calibre de Steve, de belle constitution, je l’avais déjà sélectionné. Cependant, ses allures sont moins confortables que Steve et il obéit difficilement. Il me faudra réfléchir.

DSC01645La matinée bien avancée, nous ferons quelques kilomètres pour visiter un joli petit temple perché en haut d’une colline, réservant, d’après le guide, une vue splendide sur toute la baie : Makam Jayaprana. J’aime assez l’idée. Joli temple, en effet, mais les arbres ont pousse et la vue est un peu obstruée mais on a encore de belles percées sur les eaux turquoises du lagon coralien. Superbe.

Nous avons rendez-vous avec Chris Brown à 16 heures mais à 15h30 une pluie torrentielle s’abat sur la région. Nous reporterons au lendemain matin, qu’à cela ne tienne.

Samedi. Les couleurs du matin sur cette propriété font penser aux vastes élevages du Montana entourés de montagnes (bon ici elles sont loin d’être enneigées). DSC01671Le choix des chevaux à vendre est plus complet maintenant, nous essaierons, avec des yeux plus experts le cheval proposé, nous ferons plusieurs tours et exercices. Nous le trouverons très bien malgré sa faible constitution. Et le contact avec le proprio aura été à nouveau délicieux. Pour établir un choix définitif il me faut tout d’abord connaître le prix proposé par Menjangan. J’ai laissé, le matin, ma liste au directeur de l’hôtel et à l’assistante du propriétaire, j’attends leur proposition.

Nous aurons toute la journée pour rejoindre Ubud par la route du Nord. Ayant le temps pour nous, nous nous arrêterons voir les charmantes sources d’eau chaude de Banjar (un peu touristiques tout de même) dans un environnement magnifiquement vert. DSC01677Continuant la route nous ferons halte à l’Ashram bouddhiste de Banjar que j’avais visité précédemment. Moment de méditation et de réflexion dans une pièce de prière, au frais de l’ombre du temple.

Plus loin, sur la route, un hôtel minuscule annonce « Vue imprenable », vous connaissez mes goûts pour les vues. J’y monterai et en effet la vue est belle, malheureusement des gros pylones électriques traversent de part en part ce paysage grandiose.

Madé propose de rejoindre le lac Batul en continuant cette route. Il y a une route dit-il en mentionnant la carte emportée. Nous avons le temps, essayons. La route s’enfonce et monte dans les vallées fertiles (girofle, café, cacao, hortensias), la température a chuté, les points de vue sont ici magnifiques vierges de toute pollution industrielle. Au détour d’un virage, un petit étalage fait sécher des gousses de vanille  devant une masure de paysan. Nous nous arrêtons pour en acheter de cette goûteuse vanille toute fraîchement cueillie. Ce petit arrêt nous permet d’admirer la vue splendide des vallées arrosées et fertiles. DSC01679Ah s’il y avait un petit bout de terrain dans ce coin, ce serait un refuge idéal pour les mois de grosse chaleur à Lombok....

Finalement, certes sur une route défoncée mais carrossable, nous rejoindrons le lac Bratul ou Bedugul sous le soleil (assez rare à ces hauteurs de 1300 mètres). Pause déjeûner sur une terrasse surplombant le lac. Pause marché à Bedugul pour trouver de beaux rosiers et de belles plantes nouvelles. Arrivée en fin de journée à Ubud pour deux nouvelles nuits à l’Artini, mais dans un bungalow sur la rue cette fois.  Beaucoup plus bruyant cet emplacement, d’autant plus que la famille propriétaire habite sur place et que cela crée une certaine « animation », surtout les jeunes enfants braillants. Le soir ça va encore tout le monde se couche avec les poules, mais dès le chant du coq tout le monde est sur le pont. DSC01710Un peu rude la vie de bohême.

Dimanche de transition puisque nous devons attendre le lendemain pour récupérer les moustiquaires et les rideaux à Kerobokan. Les négociations commencent avec Menjangan par échange de SMS, je vous passe les détails. Pendant la même journée, le maquigon de Mejangan nous appelle pour nous dire que Sinyo, le cheval repéré que je lui avais demandé de me garder sous le coude, est vendu. Je ne suis pas content mais nous le verrons tout de même demain. Et puis demain lundi, je dois récupérer mon camarade de Yogyakarta que je pensais récupérer à Malang (près du volcan Bromo), finalement il prendra un vol direct Yogya-Denpasar.

Je profiterai de me journée a Ubud pour prospecter d’autres hôtels dans le centre du village et aux abords immédiats. Il y en a tellement que je vais un peu au hasard. Puis nous filerons vers le nord d’Ubud, à Tegallalang pour voir un temple avec de très beaux bassins. Sur la route un village propose des fruits de bois peints à tout petit petit prix. Nous nous arrêterons aussi à plusieurs reprises pour voir des modèles de statuettes traditionnelle javanaises.

DSC01706Le temple de Gunung Kawi vaut vraiment le déplacement car il est niché dans le creux verdoyant d’une vallée et ses bassins sont vraiment charmants. En déambulant, je remarque une plante dont je n’ai jamais vu d’exemplaire ailleurs, je demande à Madé et il ne connait pas non plus. Nous demandons à l’inévitable prêtre en faction devant l’urne des donations de quoi il s’agit, il nous donne le nom. Où peut-on en trouver ? Vous n’avez qu’à vous servir. Je n’oserai pas mais nous trouverons dans la première jardinerie en sortant du temple.

Retour à Ubud, fin de journée pluvieuse et à 18 heures, la nuit tombante, panne générale d’électricité sur tout Bali visiblement. Donc pas de ventilateur dans cette petite chambre bien chaude et bruyante. Pénible. On se déplace à la lampe de poche (ma frontale à manivelle de spéléo). Bon dîner au Warung Kita, pas loin de l’Artini, bonne surprise. Heureusement j’ai trouvé pour le lendemain un joli hôtel au même prix et beaucoup plus calme et propre : le Melati Cottages, un peu à l’écart.

DSC01719Lundi, dernier jour du voyage à Bali, content de rentrer au pays. Nous retournerons à Kerobokan chercher nos courses. Sur le chemin Madé me dit texto « Auro Reset Francis », je suis censé comprendre. Je lui fait répéter à plusieurs reprises et ne voit vraiment pas où il veut en venir. Ce n’est pas un endroit où il veut aller mais comme ça sonne français, il veut savoir ce que cela signifie. Je ne vois vraiment pas. Tout à coup il me montre un panneau publicitaire pour une marque de peintures pour voiture suivi de la mention « Authorized Franchise ». Voilà donc l’auto-reset-francis. Eclat de rire et explication de texte.

Arrivés a Kerobokan, chez notre maquignon, je lui exprime à nouveau que je ne suis pas content après lui de ne pas avoir tenu sa parole. Désolé, désolé comme savent si bien le faire les balinais. Nous examinerons tout de même les chevaux qu’il lui reste pour être certain de ne rien regretter. DSC01716Il voit bien qu’ils m’interessent moins (un très grand super craintif avec un léger problème de genou postérieur, une jument maigrichonne), mais je l’entends, de loin, qui s’active au téléphone, peut-être a-t-il un autre choix à nous proposer ? Puis il revient vers nous triomphant en annonçant : « Si vous voulez Sinyo, il est à vous, l’acheteur (Umalas visiblement) est prêt à me le rendre si vous payez cash ! ». Je veux bien le revoir alors. Le temps de rapatrier la bête, nous irons déjeûner dans un warung voisin. Et le voilà qui revient, tenu au licol et dirigé depuis un mobylette. Je l’examine à nouveau et finalement me décide à lui proposer un prix qui lui convient. Il est calme, bien constitué, de bons sabots noirs solides, c’est un jeune étalon de six ans parfait pour les débutants. Quelque soit le résultat de ma négociation avec Menjangan (puisque je n’ai rien encore finalisé à ce moment-là et leur asking price est assez élevé compte tenu du marché), j’aurai toujours, pour ma prochaine saison un bon cheval de débutant. Seulement un camion avec un seul cheval c’est un peu bête, j’accélère les négociations avec Menjangan en leur proposant d’acheter Blacky, Zoomy et Chippy à un prix très bas, on verra bien. Le deal passé avec la maquignon, nous avons juste le temps de récupérer mon ami à l’aéroport (heureusement il ne venait pas de Rio) et de filer sur Ubud pour arriver avant la nuit tombée. Dîner de spare-ribs royales au Naughty Nuri’s, une bonne adresse d’Ubud.

DSC01732Mardi matin, en route pour Lombok sur un petit ferry tout agréable et équipé de bancs de bois confortables. 4 heures seulement de traversée (ici on est en securite il y a une helice de secours) et, en cours de route, ma dernière ligne droite de négo avec Menjangan finit sans que je ne cède d’un pouce sur le prix proposé pour deux animaux, Blacky et Zoomy car j’ai toujours l’option de prendre celui de Chris Brown.  Ils accepteront ma proposition. Je suis ravi et espère avoir fait une affaire honnête à défaut de bonne affaire. Le prix est vraiment bon.

Retour accueilli par Khalos en pleine forme. Enfin une grande vaste belle vue devant les yeux et un air d’une puretéé remarquable. Home sweet home !

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