01 mai 2011
Changement de blog
Bonjour à tous. Je suis de passage à Paris quelques jours (après la Semana Santa de Séville) et j'en profite pour vous indiquer mon nouveau blog puisque celui-ci refuse mes nouveaux messages depuis l'Indonésie (incompatibilité ?). Envoyez-moi un mail et je vous donnerai l'adresse avec plaisir. A+
07 mars 2011
je signale le changement d'adresse pour les visiteurs de weatherreportkutalombo.canalblog.com
à présent: www.meteokutalombok.blog.fr
01 mars 2011
Journee a Bali pour faire quelques emplettes. Retour par l'avion du soir. Le blog prendra un peu de retard je ne peux pas remplir de nouveaux messages depuis mon ordinateur, surement un probleme avec mon appareil et comme je ne suis pas tres doue ca risque de prendre...un certain temps.
24 février 2011
NYALE
Au petit matin (4 heures) j’ai accompagné mes
clients à la cérémonie rituelle du Nyalé (le ver marin) que l’on pêche à une
date fixée par un mage.

La foule des grands jours est au rendez-vous, en
famille, dans la bonne humeur.
21 février 2011
Peresehan
Début des festivités accompagnant le Nyalé. Fixé au
jeudi 24 au petit matin. Sur la plage publique, les combats de jeunes gens à coups de tiges de jonc (Peresehan)
laissent des traces sur leurs corps secs.
12 février 2011
Hossein, le nouveau "jardinier"
Made forme Hossein, le jeune frere d'Eka (chevaux) a l'entretien de la piscine. L'ancien s'est fait virer (ne me demandez pas pourquoi je passerais encore pour un infaaaaaame colonialiste).
11 février 2011
Blog de Peb Nouvelle formule
Comme l’expression de mes états d’âme sur ce blog
semblent provoquer des réaction cutanées irritantes chez certains lecteurs
inconnus, je me contenterai d’orénavant de quelques photos illustrées. C’est moins de
travail et préservera ma vie privée que je n’ai plus envie d’exposer.
Ici, le plat achete a Mesbagek (comme Marc-Antoine ;-).
Pour mes amis rendez-vous par mail, comme autrefois.
05 février 2011
Ecoeurant !
Comme tout ne peut pas être idéal au milieu de ce paradis, voilà que Pangeran, alors qu’il commençait à marcher presque normalement et qu’il convolait en justes noces avec la jument, s’est couché hier matin pour ne plus se relever. Foudroyé ! Je n’ai jamais vu cela. Alerté par André je suis descendu le voir dans l’écurie, il refusait de manger et se maintenait couché, de temps à autre il se roulait sur le dos, semblant souffrir. A l’aide de Talim on a reussi à le lever pour lui faire faire quelques pas dans la cour. Il paraissait faible mais ça avait l’air d’aller. A 16 heures il était raide dans son écurie, je suis allé lui dire tristement adieux, à ce fidèle compagnon de mes débuts ici.
Le vétérinaire est venu trop tard mais a pu faire des prélèvements de sang sur la victime et les autres chevaux pour voir s’il n’y a pas de bactérie mortelle qui traîne par ici. Elle est très étonnée et ne voit pas d’explication puisque la veille encore il mangeait et était en parfaite condition.
La seule explication des gars des chevaux (et Nyoman souscrit à cette hypothèse), un envoûtement, de la magie noire, pour me porter préjudice et atteindre les chevaux. Courageux s’il en est. C’est difficile à croire mais c’est un élément qu’on ne peut écarter car cette « black magic » est très répandue en Indonésie et les gens lui accordent un immense pouvoir. Nous allons procéder à des contre-envoûtements.
Je suis amer, dégouté par ces gens stupidement jaloux et envieux alors que ma modeste activité ne fait que contribuer à la bonne réputation de Kuta comme endroit respectueux de l’environnement. Ce qui n’est pas le cas de la plupart des activités touristiques, des investisseurs qui massacrent leur nature ou les dépouillent de leurs biens. Je ne parle pas des karaokés bruyants qui eux ne sont menacés par rien (depuis deux mois qu’ils sont installés sans autorisation –même de la part du propriétaire du terrain – personne n’arrive à les déloger). Pathétique. Ecoeurant ! Cette région ne vaut vraiment pas la peine qu’on se décarcasse pour elle. Décourageant. Option : changer de crèmerie.
31 janvier 2011
Allez un instant de reflexion !
Hier samedi, grande journée de rando avec Sabine,
la créatrice de RandoCheval avec qui je travaille régulièrement. La nature est
magnifique, hélas, sur le haut du Bukit Aan nous ne serons pas seuls, un
tournage d’une telenovella se déroule dans ce cadre magnifique (heureusement
pour nous, en contrebas de l’endroit où j’ai l’habitude d’emmener mes clients).
Toujours aussi magique ! Des milliers de curieux viennent voir les
« stars » ; lors défilent les mobylettes chargées de familles, les
camionettes débordantes et les foules de pietons. Un tournage est toujours une
attraction ici comme ailleurs. Plus que les chevaux en tous cas.
Retour du grand beau temps, ciel bleu, mer turquoise, la carte postale parfaite !
Côté envers de la carte postale, un grand merci à
Arthur McEwan, professeur à l’Université du Massachusets qui m’explique dans un
article intitulé Le marché obligataire
expliqué aux profanes, comment les financiers ont définitivement (et pour
longtemps) pris le pouvoir.
« On entend les commentateurs dire que la Grèce, et d’autres pays, sont sous la pression du marché obligataire ou que le dit marché « punit » les gouvernements. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela veut dire que l’argent c’est le pouvoir. Les particuliers et les institutions qui achètent des obligations d’Etat ont l’argent. Ils « sont » le marché obligataire. En dictant aux Etats les conditions dans lesquelles ils leur octroieront des prêts, ils sont en mesure de peser fortement sur les politiques gouvernementales.
Mais revenons au b.a ba. Quand un Etat dépense plus
qu’il en collecte de recette fiscales, il doit emprunter la différence. Pour ce
faire il émet des obligations qui constituent un engagement à payer 103 dollars
un an après la date d’émission. Si les acheteurs pensent qu’il honorera cet
engagement,
et si d’autres formes d’investissement peuvent leur apporter 3%,
ils seront prêts à payer 100 dollars pour l’obligation. Cet investissement
offrira le même rendement que leurs autres placements. Mais que se passe-t-il
s’ils n’ont pas confiance dans la parole de l’Etat ? S’ils pensent par
exemple, que l’Etat grec ne pourra pas rembourser ? Dans ces conditions,
les investisseurs ne seront disposés a débourser, disons, que 97 dollars pour
des titres qui rapporteront 103 dollars. Si l’Etat tient ses engagements, le
rendement sera de 6,2%. Mais si ce n’est pas le cas, ces obligations
rapporteront bien moins – dans le cas extrême, elles représenteront une perte
absolue. De son cote, l’Etat grec, contraint de vendre ces obligations 97
dollars seulement, devra en placer davantage pour réunir les fonds dont il a
besoin. Dans un an les paiements (6,2%) représenteront une lourde charge
supplémentaire pour le budget de l’Etat.
Les investisseurs disent alors en
substance :
« Si vous prenez des mesures qui réduisent à nos
yeux le risque de défaut de paiement, nous achèterons les obligations à un prix
plus élevé – pas 100 dollars mais peut-être 98 ou 99 dollars ». Ce ne sont
pas les acheteurs finaux qui véhiculent ce message, mais les garants, à savoir
les grandes banques d’affaires – Goldman Sachs, par exemple. Ces établissements
se chargent de vendre les obligations pour le compte des Etats (et, au passage,
facturent très cher ce service).
Ce serait déjà dur si les banques d’affaires
donnaient de bons conseils. Mais leurs recommandations sont déterminées par
leurs prores intérêts, et par ceux des investisseurs qu’elles représentent.
Elles réclament une réduction du déficit budgétaire, même s’il serait
raisonnable, d’un point de vue économique, de proposer un plan de relance qui
supposerait le maintien ou l’augmentation du déficit ; elles recommandent
de sabrer les programmes sociaux et de réduire les salaires des fonctionnaires.
Nul besoin d’être très perspicace pour voir le préjugé de classe sur lequel
reposent ces conseils.
Quoiqu’il en soit, le problème ne se résume pas seulement à la pression du « marché obligataire ». L’Etat grec et d’autres ont mené des politiques qui les exposent à ce genre de pression. Ne voulant ou ne pouvant pas taxer les riches, ils ont recours à l’emprunt pour financer leur fonctionnement en périodes de vaches grasses. A force de laisser filer les déficits, ces pays se trouvent dans une mauvaise position lorsqu’il leur faut s’endetter davantage au moment ou ils en ont le plus besoin, comme au cours de l’actuelle récession. C’est ainsi que les Etats, et surtout les populations, sont aujourd’hui à la merci des marchés. »
Et hier soir, pour compléter ma connaissance du
monde (tiens cela me rappelle quelque chose, pas vous ?), visionnage de Food Inc. Un documentaire passionnant,
une charge virulente contre les abus de position dominante de l’industrie
alimentaire, les pressions qu’elle exerce sur les propriétaires terriens, les
éleveurs.
Bref un tableau peu rejouissant de l’état de ce que nous mangeons,
enfin je devrais plutot dire vous car moi cela fait longtemps que je ne mange
plus de viande de supermarché. Cependant la prochaine fois que je verrai du
jambon ou du poulet sous vide je ferais l’impasse c’est clair. On marche sur la
tête. En même temps s’alimenter correctement est une préoccupation de pays et
de gens riches. D’ailleurs une scène montre une famille de mexicains qui achète
des hamburgers. « Avec 1 dollar par personne j’ai le sentiment de manger
quelque chose » dit la mère de famille. Nous la suivons dans un
supermarché au rayon légumes frais. « Regardez les prix ici, il est
impossible d’acheter des légumes frais pour le même budget ». Le choix est
avant tout économique.
Des scènes mettent en parallèle les jolies maisons
de bois traditionnelles aux barrières blanches de la riante campagne américaine
qui ornent les packaging de produits alimentaires et les immenses terrains
vagues remplis de bœufs nourris au maïs (et pas à l’herbe)
pour les faire
grossir plus vite. Ce mode alimentaire favorise le développement de bactéries
mortelles. Beurk. Ne parlons pas des poulets élevés en batterie, incapables de
se tenir sur leurs propres pattes tellement ils sont obèses (comme la plupart
des américains d’ailleurs), ou encore des porcs pour fournir les millions de
tonnes de bacon ou de jambon consommes par an dans le monde. C’est aussi sans
compter les hectares de champs de soja ou de maïs OGM destinés à alimenter tous
ces panimaux. Hectares sous la coupe de Monsanto qui vend des semences et des
pesticides et fait la chasse aux paysans qui récupèrent les graines pour les
resemer l’année suivante comme cela se pratiquait de toute éternité.
Bref, un tableau du monde pas joli joli….
Je vous laisse avec les photos superbes des balades
de Sabine, ma cliente cavalière de Rando Cheval. Cette agence propose des
randonnées à cheval dans les plus beaux coins du monde, au milieu de peuples
cavaliers comme les Mongols, les Kirghizes ou les Rajpoutes ou dans des ranch
de Patagonie ou du Montana. Superbe et tentant. Elle devait venir voir si le
« produit » Bali et le « produit » Lombok étaient à la
hauteur de leur réputation. La nature a parlé pour moi. Nous avons longuement
échangé sur la façon de présenter Lombok à l’avenir, non pas comme une
alternative et un complément de Bali comme c’est la cas à présent, mais
l’inverse. Bali pour sa réputation et les temples (mais les balades semblent ne
pas être vraiment à la hauteur, trop de murs, trop de routes, trop de monde) et
Kuta Lombok pour sa nature préservée, ma belle maison de charme et bien
sûr la délicieuse nourriture de Nyoman. Je suis aux anges mais en même temps
c’est ce que je pense profondement depuis le début de mon installation ici dans
ce coin perdu.
Elle m’a offert des licols, longes et tapis de selle pour mes chevaux enchantés. Top.
28 janvier 2011
Série d’articles consternants
Electricite reparée et arrivée conjointe de clients
cavaliers nouveaux en fin de journée. Un américain vivant à Bali a réservé
aussi deux fois deux heures de promenade. Il voulait obtenir un prix spécial
(la sale habitude Indonésienne de tout marchander), je lui ai expliqué que
maintenir toute l’année 6 chevaux en bonne santé était une lourde tâche financière
et donc les prix étaient fixes et inscrits sur la feuille de tarifs affichée.
Quand il a vu les chevaux, il n’a pas contesté une seconde. Il est parti avec
André (je ne monte toujours pas) et demain matin idem. Il n’est pas trop bon
cavalier donc au pas tout le temps.
Série d’articles consternants sur le rôle de la
hiérarchie catholique qui a essayé, pendant des années, de couvrir du secret le
plus absolu les dérives de ses ministres. Couvert aussi directement par celui
qui est devenu le nouveau pape Benoit XVI (depuis la directive Criminem Sollicitationis de 1962, ou le
Pape recommandait de traiter ces affaires dans le plus grand secret) .Ce n’est
pas d’hier que cela couve et que la situation est connue.
En 2001, rebelote,
Ratzinger édicte une lettre De delictis
gravioribus qui précise la nature
des délits soumis à la compétence de la Congrégation qu’il dirige. Les cas
d’abus sur mineurs sont soumis au secret pontifical. Aveuglement, volonté de
préserver l’intégrité de l’institution, tentative de court-circuiter la justice
pénale un peu de tout a été cumulé. Résultat contraire au but poursuivi. Levée
de boucliers de la presse internationale de tous bords politiques et religieux.
Un article cinglant de la chanteuse Irlandaise Sinéad O’Connor, passée, elle
aussi, par les institutions religieuses disciplinaires Irlandaises (cf Magdalene Sisters) et qui en a subi la
sévérité et les dérives. Pedro Mexia (Portugal) trouve la réponse du pape à
l’Eglise Irlandaise, « une lettre casuiste, euphémique, timide ». « Mais
que signifient concrètement ces mots « préoccupation, honte,
remord », au delà du sentiment subjectif d’angoisse ? La nécessite de
« réparer les injustices » exige des mesures lucides et courageuses
qui rompent avec le silence, qui favorisent une enquête sérieuse et une
coopération totale avec les autorités, et qui, dans les cas avérés, débouchent
sur des peines lourdes.
L’Eglise fait totalement fausse route si elle ne
comprend pas que la pratique continue d’abus sexuels a forcement un lien avec
sa vision biaisée de la sexualité» … « Le pape parle dans sa lettre
des « enseignements de l’Evangile ». Mais ce qu’enseignent les
Evangiles c’est que, contrairement à l’Eglise, Jésus n’avait aucune obsession
s’agissant des questions sexuelles. »
Quelques caricatures et couvertures de magazines pas piquées des hannetons.
Visionné aussi sur mon écran d’ordinateur Capitalisme mode d’emploi de Michael Moore. Révoltant. Comment les dirigeants de Wall Street on fait main basse sur la politique américaine (et les impôts des citoyens). Les établissements de prêts hypothécaires, proposaient à coup de publicités mensongères (comme en en voit des extraits) d’emprunter à des taux usuraires (mais cela était écrit en tout petit) avec son bien immobilier en garantie. En cas de défaillance, l’emprunteur perdait sa maison. Une fois cette bulle immobilière éclatée, les entreprises hypothécaires ou d’assurances ont été en difficulté, la bourse de New York s’est effrondrée. Le gouvernement (aux ordres de Goldman Sachs) décide d’octroyer une aide monstrueuse au secteur bancaire. Cette aide est refusée dans un premier temps par la Chambre des Représentants qui y voit un détournement de fonds public honteux (clairvoyance). Il reste peu de temps au gouvernement Bush pour faire son fric-frac. Quelques manipulations de lobbys plus loin (bien expliquées), le texte est accepté (et vécu comme une délivrance, un sauvetage). En fait l’argent a tout bonnement été détourné du secteur public au profit du secteur financier qui l’a utilisé comme bon lui semblait (en particulier en continuant à octroyer à ses dirigeants des bonus considérables et en continuant à virer les gens humbles de chex eux). Le casse du siecle ! Toujours drôle dans sa démonstration, Michael Moore met en scène le déploiement d’un ruban jaune « crime scene » comme dans tous les bons films policier, autour de bâtiments de Wall Street, et à l’aide d’un fourgon blindé vient réclamer aux banques l’argent volé. Le film démontre, plus gravement, la collusion entre les hauts fonctionnaires du gourvernement Bush (Polson du Trésor etc) et Goldman Sachs. De quoi se révolter, d’ailleurs les extraits de débats au Sénat et à la Chambre des Représentants réservent de beaux morceaux de bravoure démocratique. Je ne les avais jamais vus. C’est à l’aune de ce type de démonstration au cinéma que l’on sent l’influence et le pouvoir considérable qu’ont pris les financiers sur le pouvoir politique, qui lui fait adopter mesures de défiscalisation (des plus riches bien entendu) sur mesure d’allègement des charges ou de libéralisation des règles du « marché ». Ces malversations mériteraient des procès de grande ampleur mais non, encéphalogramme plat, personne ne bouge, les dirigeants sont toujours en place, les banques toujours aussi riches et aux manettes de la machine folle.
