13 septembre 2008
Et pour "penser" un peu
L'évêque de Rome était attendu en France vendredi 12 septembre. A cette occasion, il n'est pas interdit de rêver d'un changement. Non pas un changement dans le discours séculaire des papes, bien sûr - cela, il n'y a plus beaucoup de naïfs sur la Terre habitée pour en rêver - mais un changement chez les autres, chez ceux qui l'accueillent ou répercutent l'événement auprès de 60 millions de consommateurs potentiels de fait religieux.
Qu'un pape apparaisse, et aussitôt même les médias habituellement les plus respectueux de la déontologie journalistique en perdent leur latin, si j'ose dire. Les bastions laïques de la République, quant à eux, ne sont pas loin de vaciller parfois, l'espace d'un instant. Pendant que, par ailleurs, même les représentants officiels des autres religions sont subitement atteints de tiédeur soudaine dans l'expression de leur propre foi non catholique.
Devant un pape, jusqu'à présent, on s'inclinait, quelquefois au sens propre, très souvent au figuré. Cela arrive encore et il est temps que cela change. Dans notre douce France républicaine et laïque, le moment est venu de dire : assez !
Assez d'entorses à l'objectivité dans les médias, assez d'entorses à la stricte laïcité dans la République, assez d'entorses aux convictions de chacun dans les rencontres oecuméniques. Et les exemples sont nombreux.
Que la moindre manifestation, qu'un rassemblement quelconque soit couvert par les médias, on aura toujours, comme il se doit, deux estimations du nombre de participants : un certain nombre selon les organisateurs, un autre selon une autre source. Or à bien des reprises, quand il s'agit d'une visite pontificale, seule l'estimation des organisateurs est publiée. Est-ce par hasard qu'on ne contredit pas quand la source est "l'Eglise" ? Car c'est ainsi qu'est souvent nommée l'institution catholique romaine. Comme s'il n'y avait qu'une seule Eglise ! S'il en était de même en politique, si l'on disait dans les médias "le parti" au lieu de "le parti X, Y ou Z" il y aurait aussitôt un tollé, à juste titre : l'information doit être objective et non pas emprunter le seul langage des militants.
Et pourtant on entend dire "l'Eglise" au singulier, comme si par ailleurs les 347 Eglises chrétiennes du Conseil oecuménique des Eglises n'existaient pas. Comme si on ignorait que sur deux milliards de personnes de dénomination chrétienne dans le monde, plus d'un milliard n'est pas rattaché à Rome ! C'est ainsi qu'on dérape parfois jusqu'à nommer le pape "chef de la chrétienté". Dans un pays où jadis des dizaines de milliers de martyrs chrétiens protestants n'ont pas hésité à laisser leur vie sur les bûchers pour dire non à ce chef-là, parce que selon eux il n'y a jamais eu d'autre chef de l'Eglise que le Christ lui-même, lequel n'a pas besoin d'un "vicaire" sur la Terre.
Certes nous ne sommes plus au XVIe siècle. Et c'est heureux. Mais justement, au XXIe on a enfin le droit de dire non, sans finir entre les mains de l'Inquisition. Liberté, égalité et fraternité ont été chèrement acquises. Alors assez de "bavures" républicaines, de messes catholiques organisées au détriment de la stricte laïcité, de nos jours en plusieurs occasions - comme celles célébrées d'office, par exemple, aussi bien pour des morts non catholiques, à l'occasion de telle ou telle cause nationale.
Assez d'uniformisation, au nom d'une hypothétique unité. Assez de compromis et de consensus oecuméniques. "Dialoguer" avec un interlocuteur qui se prétend infaillible en matière de foi n'est ni possible ni souhaitable. L'invitation d'un chef spirituel, quel qu'il soit, qui dirait en substance "c'est moi qui détiens la vérité, venez donc, fraternellement, pour qu'on en discute" ne devrait jamais pouvoir être prise au sérieux. Et encore moins contre-signée.
Heureusement l'Inquisition n'existe plus. Elle s'appelle maintenant Congrégation pour la doctrine de la foi . Et si son rêve reste le même, ramener tout le monde dans le giron de Rome, elle a par contre radicalement changé de méthodes, en notre siècle. Celles du Moyen Age n'avaient d'ailleurs pas fait leurs preuves. Etymologiquement le mot "catholique" veut dire "universel" : cet objectif totalitaire, grâce à la résistance courageuse des opposants, au fil des siècles, n'a pas été atteint. Aujourd'hui en France 95 % des habitants ne vont pas à la messe. Et dans le monde, 80 % ne sont pas catholiques romains.
Alors ne laissons pas submerger insidieusement cette belle victoire de la liberté sous un flot de tiédeur consensuelle. L'évêque de Rome doit passer quelques jours en France. Ressaisissons-nous, pour que les médias retrouvent tout leur professionnalisme - la République toute sa vigilance pour le respect de la laïcité - et les protestants toute leur rigueur intransigeante. Ainsi nous pourrons dire tous ensemble : Tous les chemins ne mènent pas à Rome. Et certains d'entre nous auront envie d'ajouter : Dieu merci.
Irène Droit est prédicatrice laïque dans une Eglise de la Réforme, réalisatrice d'émissions de radio protestantes.
Et une nicoise, une !
Bon,
voila une photo de la fameuse “salade nissoase” magnifiquement reussie par
Nyoman. Dans ce cadre idyllique comment ne pas rever d’une bonne salade a midi.
La chaleur revient jour a pres jour (28 a 30 degres) et le vent reste constant
toute la journee, moins la nuit. Il fait un temps bizarre, pas vraiment couvert
mais pas le bleu delave que l’on voit en saison des pluies, une sorte de voile
leger, un morceau de tulle tendu sur le ciel.
Les
travaux de la piscine sont sur le point de se terminer et les ouvriers taillent
et ajustent les pierres noires qui bordent le basin. Un peu en dessous de
l’eau le concepteur a eu
l’idee de construire une assise, comme un grand banc de pierre sur
toute la
longueur, pour admirer la vue la moitie du corps dans l’eau. Ca va etre
superbe.
Et voila aussi une joli tite photo de deux fleurs qui viennent d'eclore aujourd'hui, un cambodia (frangipanier) multicolore et une premiere fleur de l'arbuste ramene il y a un mois du bord de la route qui a bien pris racine.
Et
le soir une bonne longue ballade avec Carole, une bonne cavaliere tres cool, native de Coarraze-Nay, le monde est petit. Elle pensait que je ne connaitrais
pas….


