Le blog de PEB

Peb part pour de nouvelles aventures, une nouvelle vie. Blog destiné à ceux qui veulent suivre sa trace.

05 septembre 2008

Budd Schulberg : un sacre auteur !

Un petit extrait de “Tout un roman en deux mots” une des nouvelles de Budd Schulberg, decidement toutes plus impressionantes les unes que les autres, a chaque fois, un univers radicalement different, une ecriture originale adaptee a chaque situation, des personages profonds ou simples (un vieux boxeur sur le retour, un producteur en perdition, des parents incapables d’aimer leurs enfants ou encore un animateur de radio vedette dans “Un homme dans la foule”). J’avais deja ete enthousiasme par “Le desenchante”, je le suis encore aujourd’hui (cette vue -photo prise ce matin a maree basse- m'aide considerablement a m'extasier il faut bien le dire).

 

Chantier__470_“Tout le monde m’aime, disait-elle. Tout le monde, tout le monde.”

Ce n’etait pas parce qu’elle etait vaniteuse, mais simplement parce qu’elle n’avait que trois ans. Personne ne l’avait abusee avec des bonbons, ni ne lui avait murmure de promesses qui, le lendemain, s’etaient revelees mensonges aussi horribles et froids que la vaisselle sale du diner de la veille empilee dans l’evier. Elle n’avait jamais envtendu un dictateur endormir son pays avec de paisibles berceuses un jour, pour le faire trembler sous les bombes le lendemain. Elle ne connaissait pas la deception. Avec veneration, son pere laissait courir ses doigts dans sa douce chevelure blonde. Elle est vierge, pensait-il, car c’est la la vraie virginite, ce bref moment dans notre vie ou ni l’esprit ni le corps n’ont encore ete souilles par des traitrises.”

 

Et un autre extrait de “Souvenir en blanc” (un vieux boxeur sur le retour -“trop de collisions entre son cerveau et le poing d’un adversaire avaient epaissi l’accent qu’il avait deja naturellement jusqu’a rendre son jargon incomprehensible”- qui reve de devenir “annonceur” de combats)

Chantier__479_“Un costume blanc, un megaphone, et tout le monde qui ecoutait. C’etait ca son illumination. Pancho Villa III le Jeune, ce petit Mexicain trapu, avec son visage aussi plat que celui d’un dogue anlais, descendit main Street, traquant son illumination, une illumination de toile blanche, de veston croise, qui flottait devant lui, lui faisant depasser les boites de strip-tease et les salles de billard, les hotels borgnes a cinq cents, les hotels borgnes a dix cents et les hotels borgnes a vingt-cinq cents, ou l’on poussait le chic jusqu’a changer les draps une fois par semaine, lui faisant depasser les saloons a l’elegance elimee, les juke-box clinquants, les entraineuses aux tenues clinquantes et elimees, depasser tous ces moyens merveilleux et tentants de depenser son argent. Mais Pancho le Jeune garda ses petites mains charnues dans ses poches jusqu’au moment ou il arriva au magasin de vetements de luxe de Many Leibowitz (tout a cinq dollars).”

 

Bon c’est pas le tout mais mon equipe de constructeurs de piscine est arrivee hier soir, a decharge le camion de carreaux de ceramique verte et de pierre noire (meme couleur que ma petite piscine du haut). Puis ils ont monte une vaste toile de tente entre des piquets qui doit a la fois les arbiter du soleil dans la journee et faire un petit abri en contrebas pour accueillir leurs paillasses. Ils pourront y dormir tout leur saoul car des 7 heures ils sont a l’oeuvre et ce jusqu’a la tombee de la nuit. Ah, la reputation des Javanais “bosseurs” n’est vraiment pas galvaudee.

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