03 septembre 2008
Balzac sur mer
Et avec les tendres couleurs matinales viennent aussi eclore de nouveaux boutons d’une orchidee blanche magnifique. C’est vraiment une fleur magique, n'est-ce pas ?
De retour d'une heure et demie de balade avec une bonne cavaliere australienne, je finis la biographie de Balzac par Stefan Szweig. Un grand auteur s’est penche sur la vie et l’oeuvre de ce bon vivant qui a laisse a la posterite dettes et chefs d’oeuvre. Un boulimique de travail dont Szweig considere “qu’aucun de ses contemporains n’auraient pu ecrire la biographie, ses oeuvres l’ont ecrite pour lui”.
Deux ou trois extraits pour la fine bouche
“Mais preter de l’argent a un debiteur aussi reconnaissant que Balzac n’etait jamais une mauvaise affaire et il a du moins paye toutes ses grandes et petites dettes au brave coupeur d’habits (Buisson) grace a cette ligne dans “La comedie humaine” ; ”un habit du a Buisson suffit a un homme pour devenir roi d’un salon”. Par cette courte formule de reclame il a immediatement eleve Buisson au rang de fournisseur de la bonne societe. A cote de la petite monnaie de tous les jours, les grands homes disposent d’une monnaie particuliere : ils peuvent payer en immortalite”. En parlant de ces bons vieux messieurs de l’Academis Francaise (qui ne l’a jamais accueillie en son sein, quelle honte :”La mort nous fait changer de role avec ces gens-la; ils peuvent tout sur nos corps pendant leur vie ; mais a l’instant de la mort, l’oubli les envelope a jamais.” Et, approchant de la fin, “il sait qu’il a perdu la joie au travail depuis qu’il a fait la connaissance de l’autre joie, celle de se donner simplement a la vie.” Magnifique isn’t it ? Du coup je sens que je vais me lancer dans l’integrale Balzac !