02 septembre 2008
Ramdan a Mataram Lombok Indonesie
C’est une drole d’atsmosphere, interessante a vivre, on se
croirait dans un film tournant au ralenti, ou encore dans une ville differente.
La plupart des administrations sont fermees l’apres-midi sauf les banques
(l’argent ne prend pas de repos, a part pour perdre de sa valeur), mais j’ai
tout de meme pu envoyer des courriers en France pour mes amis qui ne lisent pas
internet, par flemme ou dont le grand age ne permet pas la “mise a jour”. Un
petit courier “papier”cela fait du bien a ecrire et envoyer…. Anecdote assez caracteristique du manque d'enthousiasme commercial de mes amis indonesiens. Je cherche a faire fabriquer des coussins "sur mesure" pour les mettre dans des housses achetees en Inde. Facile a faire, quatre bouts de coton blanc, remplir de bouts de mousse, recoudre et le tour est joue. Nous allons dans un magasin de Mataram qui a pour specialite "les coussins" et les matelas. Je formule ma demande, on me sort deux coussins aux tailles totalement fantaisistes (un trop grand et un trop petit). Et puis voila. Devant l'absence de toute autre proposition, je demande a faire un coussin sur mesure. La tete de le proprio-vendeuse reste impassible, notre Becassine n'aurait pas trouve meilleure allure).
Meme enthousiasme. J'explique la recette, lui montre meme qu'elle presente deux belles machines a coudre sur l'etal de son magasin. Toujours le meme air abruti et une reponse toute faite, "tidak bisa", on ne peut pas. Voila comment (et pourquoi) ce pays est aussi magnifiquement a la remorque des autres nations et que les gens ne font guere d'infarctus. On ne va pas se fatiguer a travailler en plus, non ? Vendre un objet qu'on fabriquerait ? Se decarcasser pour repondre a une demande ? Gagner de l'argent ? Il suffit d'en demander en tendant la main (ca ils savent fort bien faire) ou encore de le voler (ca aussi, he he he).
Toutes nos courses faites (superbes orchidees blanches…) nosu retournerons a Kuta. Et la, le spectacle est totalement different. Il est Presque 17 heures, il reste encore une heure avant la rupture du jeune (sans l’accent circonflexe…) que la langue Indonesienne qualifie de “puassa”, une sacree pouasse en effet. Cependant les bords des routes se sont remplies tout d’un coup de milliers de gens circulant en mobylette pour rejoinder famille ou amis pour le diner de rupture du jeune. D’autres sortent de leur torpeur et se regroupent (garcons d’un cote, filles de l’autre) le long des fosses et semblent attendre le passage du Tour de France ou du Marathon de New-York. C’est une attitude tres surprenante et inhabituelle, on se demande bien ce que tous ces gens peuvent bien attendre, on se doute bien que ce n’est pas le Messie ou la fin du monde, mais enfin quoi ? qui ?. Eh bien, m’expliquera Akhmad, ils se groupent pour vivre en commun les dernieres heures difficile de cette absence de nourriture.
Pas de ballade a cheval mais des demain matin reprise des hostilites avec une reservation et, plus tard, deux francais qui ont trouve mon blog “cheval” fort bien fait et qui ont escalade la colline pour venir me voir, se decideront a venir essayer demain soir.
