30 avril 2008
Le temps a passé comme une fusée.
Mardi 29 avril
Pourtant je me suis réveillé de fort bonne heure (et de bonne humeur car mon sommeil a été profond et salvateur).
Petit-déjeuner, petit plouf dans la piscine au soleil levant, petite lecture (une polar d’espionnage de Larry Collins –de Lapierre et Collins) et me voilà plongé dans les comptes pour reporter les chiffres que m’a donné Lalu et écrit sa brave femme, sur mon ordinateur pour comparer les calculs. Tout se tient, seuls ressortent quelques extravagantes dépenses, je m’en expliquerai avec Lalu en temps utile.
La matinée est passée dans les nombres, hélas, le déjeuner vite avalé, je filerai avec Ahmad, le propriétaire du Reef voir des terrains dans des coins très calmes, je n’en dis pas plus ici car je sais que j’en ai trop dit par la passé et que des terrains me sont passés sous le nez à cause de ma trop grande transparence. Il fait une belle chaleur, nous irons assez loin du centre de Kuta mais certains coins visités sont superbement calmes et dotés de belles vues (ce que je cherche). Loin de l’agitation possible (et future) de la région de Kuta. Je vais laisser Ahmad investiger tranquillement et voir ce que je peux avoir à vil prix tant qu’il est encore temps. Retour à la maison content d’avoir trouvé des endroits qui me plaisent.
Petit plouf pour me rafraîchir, quelques lignes de lecture puis Gufran viendra faire un point sur les comptes de Lalu (je lui ai demandé quelques éclaircissements). Cela nous prendra l’après-midi. Nous avons rendez-vous à 16h30 avec un client du Novotel qui souhaite qu’on passe le chercher à l’hôtel. Dominique me dit qu’il habite Jakarta et cherche un terrain dans le coin, je vais lui faire faire le tour des environs. C’est un cavalier qui se débrouille bien et Sox est une bonne pâte qui ne pose jamais de problème. Nous ferons donc un joli tour en discutant. Il est ingénieur responsable de projets d’irrigation, et sa société a, avec le soutien de la Banque Mondiale, un gris projet d’irrigationn à Lombok. Je lui exposerai un petit peu mes observations sur le déficit d’eau que subit le sud de l’île et qui est dû en grande partie à une mauvaisse répartition des ressources. Il semble partager mon point de vue. Pas très bavard mais d’une agréable compagnie. En le ramenant à l’hôtel nous tombons sur un couple d’italiens qui tombent en admiration devant les chevaux et qui demandent à monter, hop hop, ma carte de visite sort de ma poche, des clients futurs. Je ne suis pas mécontent de commencer à faire rentrer un peu d’argent car pour le moment je n’ai fait qu’en dépenser…. Encore une belle chaude journée sans pluie. Vent régulier. Région bénie des dieux s’il en est. Et le soir, le calme revient avec les bruits de la nature tout autour de chez moi, c’est divin (normal pour une région banie des dieux).
Alternativement le restaurant Reef ou G’Day Inn m’apportent leurs repas (dont je connais la carte par cœur) que je compose à mon gré pour les déguster sur le canapé, à la lueur de la lampe à pétrole. Un tableau de maître flamand.
J’ai presque oublié de parler des ouvriers qui ont passé leur journée à tailler des embrasures de portes et de fenêtres. Demain c’est bouclé, ils pourront commencer à monter les structures et les murs autour. Je sens que cela va aller très vite. Tant mieux, je suis pressé de pouvoir recevoir mes bons amis et les inviter à séjourner ici pour profiter de ce que la nature nous offre de plus beau.
Bonne nuit calme et au réveil, la première orchidée est née. La voilà.
Lundi 28 avril, comme tous les lundi matin c’est le retour au travail.
Alors, pour la nouvelle équipe de constructeurs c’est un lundi
matin car ils sont venus en force pour commencer à tailler, raboter, ajuster
les pièces de bois qui serviront aux portes et fenêtres des deux nouvelles
maisons. Le chef de chantier, Japar, a donné à chacun une photocopie du plan
des maisons donc ils connaissent les mesures des différentes ouvertures. Pour
plus de sécurité, ils se sont installés devant la maison des gardiens, à
l’ombre. C’est un véritable jeu de constructions avec toutes ses pièces
éparses, certaines déjà achevées d’autres sur le point de l’être. Pendant que
les chevaux broutent dans le paddock, au loin, un petit groupe coupe et tord
les morceaux de fer du béton armé des colonnes qui supporteront la charpente
aux endroits stratégiques.
Que de nouvelles têtes, tous les membres de l’équipe d’Apoun
continuent encore sur leur autre chantier, ils nous rejoindront plus tard,
peut-être. L’expression « mungkin » (peut-être) est pleine de sous
entendus. C’est à la fois un vœu pieu, un aléas, mais aussi l’expression de
quelque chose qui ne se passera jamais sauf si le destin en décide autrement.
C’est un peu un « Inch’ Allah » qui aurait laissé tomber la burqua,
déguisé en laïc. Il y a tellement d’aléas dans ce pays pour être certain du lendemain
que le « mungkin » est devenu une porte de sortie confortable dans
une conversation oou une situation difficile.
Pendant que tout ce petit monde s’agite fort efficacement
(plusieurs huisseries ont été finies en une seule journée), j’en profite pour
demander à Guffran d’autres aménagements mineurs. Avec Erick, de faire un porte
selle en bambou pour que les selles soient posées sur quelque chose lorqu’on
prépare les chevaux, ça fait plus professionnel. De faire fabriquer une jauge
pour voir si la citerne est 100% étanche car maintenant qu’elle est bien pleine
de l’eau du puits et de l’eau du gouvernement je ne voudrais pas qu’elle
s’enfuie par en dessous.
De mettre en place une petite citerne pour récupérer
les eaux de vidange de la piscine car jusqu’à présent le tuyau de vidange se
déversait dans la nature sans rien demander à personne. Vu la difficulté que
nous avons à faire monter et conserver cette eau, j’étais assez mécontent de
voir que personne n’avait tiqué devant le fait de voir toute cette eau précieuse
se déverser inutilement. Certes il fallait vidanger le filtre de la piscine
mais c’est une grosse centaine de litres qui partaient… en fumée (si je puis
dire). Toute une éducation à refaire. A compter de ce jour, elle sera récupérée
pour au moins arroser le jardin. Deux autres palmiers ont été plantés devant la
piscine (pour planquer un peu le béton de la piscine vu d’en dessous), nous
mettrons aussi une sorte de lierre ou de plante grimpante. Des bricoles mais
qui font avancer le schmilblick.
Vers 15h coup de fil de mes parents que j’ai toujours
plaisir à avoir en ligne car on se parle comme si on habitait les uns à côté
des autres, cela fait un drôle d’effet. Pendant que je contemplais ma vue
splendide, je discutais de l’avenir de la région de Kuta et de son
développement possible, voire probable. Quels changements en vue ?! En
tous cas je serai au cœur du développement je pourrais réagir s’il le faut.
En fin de journée, visite de Lalu et de sa femme pour la
remise des comptes. C’est toujours un oment difficile de parler d’argent entre
partenaires, c’est parfois difficile de lui faire entendre raison tellement
l’aveuglement et la mauvaise foi font partie de son éducation (il essaie, par
exemple, de faire porter le chapeau de certaines erreurs à sa femme, ou, mieux
encore, à moi), en revanche, la mise devant ses responsabilités lui redonnent
la vue et le jugement. Mise au point ferme mais tout rentre dans l’ordre.
Nous
resterons sur le deal prévu, il ne s’occupe plus de manipuler de l’argent pour le
chantier. Gufran et surtout ma pomme, sommes au commandes. J’aime autant cela
car il n’est pas très vigilant avec l’argent des autres (le mien en
l’occurrence). De toute façon, construire ici un projet immobilier est un
aprentissage de tous les instants, il a fallu beaucoup observer, beaucoup
apprendre, beaucoup décrypter les usages, avant de pouvoir envisager de
reprendre les rennes de ces chantiers. Maintenant, connaissant les adresses et
les astuces, je sais que je peux le faire. Ce sera plus de travail mais bon,
j’ai le temps et l’énergie pour ce faire.
Comme l’heure avancait et qu’il savait que je montais à 16
heures, j’ai abrégé notre entretien (ce n’est pas à moi de me plier à ses
horaires), pour pouvoir profiter d’une magnifique fin de journée, d’un vent
enthousiasmant, et de paysages toujours aussi grandioses. Pangeran, Sox et
Steve, nous sommes montés admirer la vue du haut de la petite colline qui
surplombe le Novotel. Une heure de détente et de défoulement parfaite.
Cela faisait longtemps mais tout Kuta est plongé dans le
noir le plus total. Mes gardiens n’ont pas encore le réflexe
« Genset » pour le groupe électrogène mais ça va venir. En même
temps, la lampe à pétrole me convient très bien et le noir complet est parfait
pour admirer les étoiles dans un ciel limpide. Quelle belle journée !!!
Un dimanche très ensoleillé.
Ce matin, réveil dès 7 heures environ, grand beau temps. Petit-déjeuner sous les doux rayons du soleil qui baigne le salon. Levé tôt, la matinée est ainsi plus longue et je peux profiter de tout ce temps libre pour lire (finir le second volume des aventures de Dexter dont j’ai adoré la saison 1 sur Canal l’an dernier). Le livre est aussi bien que la série. André a sorti les chevaux qui profitent, eux aussi, de ces heures de douceur. Il les a séparés juste comme il faut. Je lui ensuite donné sa journée de congé. Comme il fait grand beau et que le vent souffle bien, il y a beaucoup de citadins (Praya, Mataram) qui se rendent en mobylette ou en voiture sur les plages du Sud.
Un peu d’animation sur le coup de 9 heures, puis sur le retour vers 17h30. Après, tout redevient calme et les bruits de la nature reprennent le dessus (les cigales, les vagues). Je profiterai du dimanche pour aller essayer la connection Internet du Novotel (car lorsqu’il n’y a personne au bureau la connection est meilleure), mais hélas, après une heure de boulot, plantage du système, toutes mes photos téléchargées ne se sont pas enregistrées et pas moyen de se reconnecter, pareil que chez moi. Je ne suis pas le seul à avoir des soucis de connection. J’ai voulu faire une page de blog pour mettre en ligne mes jolies photos de la maison et la description sommaire de l’endroit histoire de commencer à la mettre en valeur auprès des agences de voyage ou de quelques amis. Je m’y remettrai demain. Mais demain les travaux commencent sur les chantiers des nouvelles maisons donc il va falloir être à nouveau assez attentif. Finalement ça a été une bonne journée de farniente total. Même pas de balade à cheval (ce n’est pas du boulot, ça, pardon). Sieste, baignade dans la piscine, lecture au soleil couchant avec quelques noix de cajou (Menté) et petite bière, que demande le peuple. Je me suis lancé dans « No country for old men » de Cormac McCarthy que les frères Coen ont adapté au cinéma et que je reverrai avec plaisir. Quelle écriture, je comprends qu’ils aient été inspirés et que cela corresponde à leur univers cinématographique.
27 avril 2008
La journée est encore magnifique et calme
Samedi 25 avril
La journée est encore magnifique et calme (le vent soufflant
du Sud au Nord reflue les bruits des mobylettes vers la mer, en revanche
j’entends bien les rouleaux des vagues au loin). Gufran m’a prévenu qu’il ne
viendrait pas travailler aujourd’hui car il allair à une fête familiale.
Meddal, lui, s’agitera dans la jardin pour entretenir, désherber, arroser. André
a sorti les chevaux dans le paddock et est allé faire un tour avec Jet jusqu’à
la plage de Seger. Les chevaux se sentent bien quand la température est encore
fraîche et qu’ils peuvent gambader dans un grand espace libre.
Petite visite de Henky, mon ancien gardien de Hideway (la
maison que j’habitais pendant la construction de celle-ci) venu admirer la vue.
Toujours aussi souriant et sympathique.
Pendant le déjeuner, je reçois aussi la visite de mes
inévitables vendeurs de vidéos pirates et je suis ravi de trouver « Into
the Wild » que je reverrai avec plaisir, « We own the night » de
James Gray que je n’ai pas pu voir à paris car il n’y avait plus de salles,
« Juno » ou « History of violence » de David Cronenberg. Un
bon choix de 9 films. Cela dit je n’en ai vue que 2 ou 3 jusqu’à présent car le
soir je préfère regarder ma télévision géante qui donne sur la baie de Kuta et
laisser la nature et le calme m’envahir l’esprit.
Erick et André savent que la jeune fille venue nous rendre
visite hier soir souhaite monter vers 16 heures dons ils sortiront les chevaux
dès 15 heures pour leur appliquer un bon shampoing (ce qui leur rend la robe
incroyablement douce et propre). Ponctuels, c’est bien. Elle arrivera pendant
la préparation et le harnachement des chevaux, vers 16h15. Nous ferons un grand
tour à travers les villages et rejoindrons la mer sur Seger. Elle aime beaucoup
monter mais n’est pas très bonne cavalière donc a un peu de mal à maîtriser
Sox, pourtant bonne pâte. Je vois bien que lors des petits trots elle laisse un
peu le cheval faire ce qu’il veut. Sox suit bien, il n’y a aucun problème.
Quand je lui propose de faire un petit galop sur un endroit de la plage
particulièrement sûr, elle accepte volontiers. Je retiens un peu Pangeran pour
éviter de partir comme une flèche et nous partons au petit galop, Sox nous
rejoint et essaie de nous dépasser, ce qui est assez normal pour un cheval,
j’accélère et tend la main pour freiner le rythme de Sox car elle le laisse
faire un peu à sa guise. Au lieu de ralentir il partira gentiment au petit
galop à travers les bruyères pour rejoindre la plage elle-même où il s’arrêtera
de lui-même car je l’ai précédé, avec Pangeran, pour lui couper la route. Tout
s’est bien fini mais je dois entraîner un peu plus Sox (et les autres), à
suivre fidèlement le cheval de tête. En même temps on ne peut pas reprocher à
un beau cheval plein d’énergie d’avoir envie de la dépenser surtout s’il se
rend compte que son passager (sa passagère en l’espèce) le laisse faire ce qui
lui passe par la tête. Comme il a bon caractère il s’est contenté de gambader.
Elle était ravie de cette petite escapade et de la balade en général car elle
ne connaissait pas ces petits hameaux où les habitants vivent d’une façon très
traditionnelle. L’accueil était partout enthousiaste.
Retour à la nuit tombante et coucher de bonne heure.
25 avril 2008
Kuta Lombok - Belles journées.
Journée de courses à Mataram, pas très drôle, très chaud, assez pollué, mais tout a été assez vite car il n’y avait pas trop de monde dans les différentes « boutiques ».
Outre les traditionnelles courses alimentaires de produits qu’on ne trouve que dans la capitale, j’en ai aussi profité pour commencer mes aménagements de décoration en passant par le marchand de tissus qui avait reçu de nouvelles toiles de moustiquaires donc je lui ai commandé la taille de mon lit. Deux vérifications valaient mieux qu’une pour recompter le métrage nécessaire (du simple au double). J’ai expliqué le système à Guffran pour qu’il réalise bien la façon simple dont les commerçants dans tous les pays du monde ont tendance à vous arnaquer. Suite à ma visite des grossistes en matériaux, le bureau de « Tropical Pools » à Matram m’avait indiqué une adresse à Sweta (le coin des fournisseurs de matériaux). Il se trouve qu’en la cherchant nous tombons sur une boutique chez aui je viens me servir depuis le début de la grande majorité de mes matériaux de base. Nous discuterons le bout de gras avec le patron avant d’obtenir un très bon prix (plus de 30% de rabais par rapport aux prix annoncés par le grossiste où se fournissait Lalu) et ils nous livreront même à Kuta. Il suffisait de se creuser un peu la cervelle et se bouger le cul. Plus loin j’achèterai des coussins et encore plus loin ferai faire des housses blanches pour que mes canapés soient recouverts de coussins blancs, c’est toujours du plus bel effet. Je changerai aussi les serrures de la cuisine car le système n’est pas fiable et les gardiens font un boucan de tous les diables quand ils ouvrent la porte pour éteindre les lumières de sécurité de nuit. Je voulais trouver des serrures qui s’ouvrent avec un clef commune mais impossible à trouver, je continuerqi donc à me balader avec mon trousseau de cles. Tant pis. Nous achèterons aussi des petites citernes de plastique pour les écuries et récupérer les eaux de vidange de la piscine qui partaient jusqu’à présent dans la nature. Ils n’ont aucune conscience de la valeur de cette fichue eau. Ils trouvent, en effet que c’est une bonne idée. Pour finir, nous passerons chez Allianz, un gros assureur international Allemand que m’a recommandé Thomas (normal) et qui, contrairement à ce que me disait Lalu (décidément celui-là) ont des produits adaptés aux activités sportives type « location de chevaux » pour la responsabilité civile, ce qui est indispensable pour imaginer organiser des balades à dos de cheval dans la nature. Ils ont aussi des assurances « tremblements de terre et éruptions volcaniques » pour les maisons et leur contenu. Pourquoi pas.
Nous avons eu une longue discussion avec Lalu où nous sommes convenus que ce dernier restait mon partenaire sur les terrains déjà acquis (les suivants je suis resté vague) et se contenterait de s’occuper vaguement de l’aspect légal puisqu’il est propriétaire en titre. Plus aucune charge de travaux ou d’approvisionnement (il est trop laxiste, on va dire), plus de comptabilité non plus, il va me redonner tout l’argent que je lui ai versé sur son compte et nous ouvrirons un compte à son nom sur lequel je serais le seul à pouvoir retirer de l’argent par une carte. Retour aussi des livres de comptes et des factures. Je lui ai demandé aussi de s’abstenir de s’occuper des paiements des salaires de prestataires car il a une fâcheuse tendance à les payer avant la fin des travaux (par amitié je suppose) ce qui fait que bien souvent les gars partent avec l’argent sans finir. Cela dit quand ils reviennent pour me demander du travail, ce qui est le cas du menuisier ce soir, je commence par leur dire qu’ils vont déjà commencer par achever ce qu’ils ont commencé puis on va envisager la suite. Ca ne les préoccupe pas plus que cela. C’est leur manière d’envisager le travail, juste assez pour vire ou s’acheter le bibelot dont ils ont envie (souvent un truc électronique ou une mobylette). Je ne crois pas Lalu de mauvaise foi, il est juste incapable de résister au mode de fonctionnement traditionnel alors que moi, je peux le faire il me semble. Ils savent bien, de toute manière que nous, les étrangers, sommes de bons clients pour leurs menus travaux.
Ah, j’ai oublié, j’ai aussi acheté une machine à laver le linge car blanchir les draps c’est un peu fastidieux à la main, je ferai venir la jeune femme qui me lavait les chemises pour les repasser seulement, si elle veut bien.
Nous rentrerons vers 16h30, trop épuisé pour monter, je préfère ranger mes achats, faire un tour sur internet pour répondre aux nombreuses demandes de randonnée à cheval (je n’avais pas ouvert cette adresse mails depuis 3 mois…) et prendre le soleil de fin de journée. Pendant que je déguste un poulet au curry, la mer se couvre à nouveau des lampions des pêcheurs. C’est tout simplement magnifique. Il faut en profiter tant que c’est calme ici.
Bonne longue grosse nuit (j’avais mal dormi la nuit dernière) et réveil avec un temps et une lumières splendides.
Ce matin, André dormant sur place, les chevaux sont au pré dès 8 heures et il réagira aussitôt que Sox et Steve se mettent à se chamailler. Parfait.
Un peu plus tard dans la matinée, livraison des sacs de ciment et des morceaux de fer qui serviront à la construction de la maison. Le tout sera stocké dans le garage, fermé à clef. Gufran vérifiera les stocks tous les matins.
J’en profiterai pour faire quelques photos de la maison de l’extérieur maintenant que le jardin est plus vert et que l’ensemble est moins en chantier, il faut commencer à assurer la promotion de ce bel endroit.
Les gars de la piscine sont venus réparer le filtre qui était bouché par une grenouille, des feuilles ou des fibres d’Ilalang tombés du toit (normal avec cette brise marine).
Nous ferons un point avec Gufran sur les petites finitions à effectuer dans la maison, les milles détails qui rendent la vie quotidienne plus facile.
Japar (un nouveau nom à retenir pour les épisodes suivants) est le responsable technique du chantier, c’est le chef toukang, le chef des ouvriers. C’est lui aussi qui calcule le nombre de pièces de bois nécessaires à la charpente ou aux portes et fenêtres afin que nous les commandions. Ses calculs sont beaucoup plus précis et plus raisonnables. Tant mieux, Thomas me disait que c’était un homme de confiance et c’est lui qui me l’a recommandé. Il viendra donc fignoler les petites choses qui coincent encore dans la maison car c’est un excellent ouvrier multi fonctions.
En fin de journée, après qu’Eric ait ferré les chevaux, nous
sortirons tous les trois. J’essaierai Sox car je veux voir comment il se
comporterait avec un cavalier inexpérimenté. Il a un caractère parfaitement
calme pour un débutant et suit docilement André qui mène la balade sur
Pangeran. Erick, lui, se débat un peu avec Steve qui fait preuve d’un caractère
plus rétif aux aléas d’une promenade dans la nature (une branche qui craque
sous son pied lui fait faire un écart, un portail de bambou mal fermé le fait
hésiter). Cependant il a excellent caractère et est très calme et obéissant aux
directives d’Erick. Belle balade en changeant de sens et en passant sur la
plage du Novotel où les clients sont curieux de voir ces trois beaux chevaux
passer devant eux. Bonne pub gratuite.
Nous rentrerons à la nuit tombante et une jeune fille se
présentera pour demander des renseignements. Elle est bien sympa et après une
courte discussion elle se décide pour la balade de demain soir. Je ne peux
guère prendre de nouveaux cavaliers car si j’ai assez de selles, je n’ai que
trois filets donc impossible de monter les 4 chevaux à la fois. Je n’ai pas
fait gaffe et j’ai mis tous mes équipements dans le container (selles, filets,
tapis de selle, fers, clous, graisse à sellerie, sangles etc) qui n’arrivera
que dans 5 semaines si tout va bien. J’en ai donc acheté un vite fait sur eBay
et je vais me le faire envoyer en express. C’est un peu stupide car l’envoi est
bien plus honéreux que le filet lui-même mais bon, c’est la vie.
Ce soir, alors que le Reef m’avait livré un bon mie goreng à
déguster devant le superbe spectacle de la baie couverte de lampes tempêtes,
Dadi se pointe. Dadi c’est mon spécialiste local d’Internet. Il remet quelques
petites choses au point et constatera, comme moi, que la connection est bien
moins bonne qu’auparavant. Nous essaierons pendant plus d’une heure de remédier
aux problèmes divers sans beaucoup de succès. Pour finir par ne plus avoir de
connection du tout. Le service clientèle du fournisseur d’accès à Jakarta à qui
il téléphonera sera bien poli mais ne lui apportera guère de solution. Il y a
sûrement un problème local, je vais le signaler et nos techniciens feront le
nécessaire. Comme partout, ils s’en foutent puisque l’argent est déjà dans leur
poche, qu’il y ait un service, bon, médiocre, ou inexistant, l’argent est déjà
versé, ils ne pourront que regretter et éventuellement présenter leurs excuses
(cas bien peu probable). C’est décidément une bonne affaire partout dans le
monde les télécom.
23 avril 2008
Internet revenu mais irregulier ici a Kuta Lombok - Temps magnifique
Dimanche 20 avril calme et serein. Pour Erick et André,
c’est un jour de repos donc je profiterais de la fin de journée pour prendre le
soleil sur la terrasse. Lecture et sieste au programme.
Je testerai aussi la petite piscine de la maison puisque
l’eau, maintenant, y est assez équilibrée en PH et Chlore. La machinerie
fonctionne 8 heures par jour pour cela. La température de l’eau naturellement
chauffée par le soleil est idéale. Le vent, assez fort, rend la sortie plus
fraîche l’espace d’un instant (vous allez trouver que je fais la difficile).
Séchage rapide sur le deck et retour à la lecture.
Visite rapide de Lalu que je trouve assez fatigué. Nous
faisons un tour de la situation et réglons les différentes choses que nous
avions à régler. Tout va pour le mieux.Je reprends des rennes de toute manière
pour la construction des maisons à venir. Plus de soucis. En revanche, il n’a
pas ouvert la CV (petite société) pour l’activité de location de chevaux, comme
je lui avais demandé avant de partir. Comme il faut un certain temps, je
voulais mettre mon absence à profit. Il prétend ne pas avoir compris alors que
je suis certain d’avoir répété plusieurs fois le pourquoi du comment. Ce n’est
pas grave, c’est juste que je voudrais commencer à balader des touristes sur
ces sites encore vierges. Il y a beaucoup de monde au Novotel, je ne voudrais
pas rater trop d’occasions. Je lui fais remarquer que je ne peux pas compter
sur lui et que c’est pénible, mais s’il ne veut pas monter cette CV, je le fais
en deux jours avec quelqu’un d’autre, pas de problème pour moi. Dès le
lendemain, il sera chez son notaire pour régler le problème.
Nous, le lendemain (lundi 21), nous ferons le tour des
fournisseurs de bois et de matériaux. L’inflation galope en Indonésie et
l’augmentation du prix du pétrole fait augmenter sensiblement le prix du ciment
et de l’acier en particulier. Nous ferons plusieurs fournisseurs et les prix se
valent à peu de choses près. Certains sont plus prêts à négocier et à
entretenir des relations suivies, ce qui est un plus.
Je demanderai cependant aux gars de la piscine de me donner
des tuyaux sur leur source d’approvisionnement en ciment et acier de béton
armé. Ils doivent avoir de bons tarifs car ils n’achètent rien ici. L’affaire
me prendra la matinée tout de même car il a fallu aller jusqu’à Praya et aux
environs, chez les grossistes. Les stocks de bois sont au plus bas car, la
saison des récoltes étant pratiquement achevée, les gens entament des
constructions et ont dévalisé les magasins. Tout cela tient à bien peu de
choses.
Le vent est un peu tombé et il fait plus chaud, plus lourd,
que les jours précédents. Heureusement, là-haut, la brise est fidèle au
rendez-vous et procure une température agréable. Les nuages arriveront peu à
peu après le déjeuner et finiront par crever et nous donner une pluie fine et
durable.
Pas de sieste pour calculer et recalculer les détails de mes
plans afin de ne pas commettre les mêmes erreurs. Ma maison de
« repli » sera plus compacte et il y aura moins de fenêtres mais la
vue sera tout de même partout présente. Je vous en rendrai compte au fur et à
mesure. Je dessine donc à nouveau les plans et les mensurations des fenêtres et
des portes. Une pluie fine se met à tomber. Elle ne cessera plus jusqu’au soir.
La collaboratrice de la boîte de piscines (du bureau de Mataram) me donnera les
coordonnées de bons grossistes en matériaux. Intéressants. Vers 16 heures
Guffran m’appelle pour me dire qu’une Canadienne est en bas et veut faire du
cheval. Je descends. Malgré la pluie, elle voudrait en faire. Elle a un faux
air de Marianne Faithfull et se révèlera être une chanteuse de rock travaillant
à Londres, mais qui a craqué devant la violence de la vie londonienne et qui
s’est réfugiée ici en Indonésie depuis 2 mois avec sa copine. Elle est un peu
déjantée mais bonne cavalière et amoureuse des chevaux. De plus elle adore
l’approche de la nature et des villages que je propose. Elle ne tarit pas
d’éloge sur la qualité de l’équipement et des chevaux. Nous discuterons
beaucoup pendant notre découverte des villages et après notre galop sur la
plage. Il n’a pas cessé de pleuvoir, parfois quelques gouttes, parfois une
pluie plus dense. Nous rentrerons trempés, mais ravis. Les chevaux (Sox et
Pangeran) se sont très bien comportés tous les deux, même si les chemins rendus
glissants les faisaient parfois hésiter. Elle reviendra d’une façon certaine
car elle ne sait pas trop combien de temps elle reste ici, à Lombok. Tant mieux
elle est très cool et nous avons encore beaucoup de petits chemins à parcourir.
Mardi tranquille à faire le point des chantiers avec Lalu et
Guffran le matin puis recevoir la visite de Sunardi, le sculpteur qui
m’apportera des poignées et boutons de porte qu’il a fait, puis, plus tard de
policiers en civil (du poste de Kuta). La tradition étant de rendre visite aux
gens, ils s’installeront tranquillement sur le canapé pour admirer la vue et
poser pleins de questions (curieux comme tous les Indonésiens). Ça ne peut pas
faire de mal d’entretenir de bonnes relations avec les policiers locaux anyway.
En bas Sox et Steve jouent (ou se battent), je préfère les faire séparer. Jet,
lui est dans son coin, et ne bouge pas. Je descends voir et en fait il a une
belle colique. Erick étant absent (encore malade, petite nature) je ferai
appeler le vétérinaire qui me dit pouvoir venir vers 8h30 – 9h. Il viendra
faire une piqûre et tout rentrera dans l’ordre ce matin.
Hier soir apéro au Novotel avec un journaliste d’un journal
financier Australien, très sympa puis dîner avec Pascal (le Français de Bali
dont je vous ai déjà parlé plus haut), et discussion sur le vent de folie qui
souffle sur cette côte avec des investisseurs qui viennent de partout et font
monter les prix des terrains car les paysans sont simples mais pas simplets,
ils connaissent la valeur de la négociation et de l’argent facilement gagné.
Les agents immobiliers font aussi de bonnes affaires car ils achètent ou
bloquent des terrains à vil prix en espérant les vendre à des étrangers au prix
fort. Les promoteurs immobiliers que le nouveau gouvernement Thaïlandais a
chassés viennent chercher ici des terrains vierges. Il y a tout ce qu’il faut
et ils ont de l’argent (eux). Que nous réserve l’avenir ? Je n’en sais
rien. Une chose est sûre, il faut venir profiter et jouir de la beauté de ces
paysages maintenant. Dans quelques années ce sera probablement trop tard. À
Bali, le vent de folie a tourné à la tempête et les prix se sont envolés ;
des promoteurs immobiliers construisent des « condominium »
(autrement dit des barres HLM) pour vendre pas trop cher de petits appartements
avec vue à des Chinois de Singapour désireux d’exotisme au bord de la mer.
Pourvu que cela ne nous atteigne pas tout de suite. Finalement ce n’est pas la
nature qui aura raison de ce pays (tremblements de terre, tsunamis…), c’est
l’homme et sa faim de pouvoir et d’argent.Tout cela au détriment d’une nature
magnifique et encore préservée. Encore une fois c’est le moment de découvrir
cette côte.
20 avril 2008
Retoura la maison
18 avril
Me voilà de retour dans mes terres après un long séjour en Europe. Car outre mon séjour habituel (enfin pas tant habituel que ça) à Paris pour préparer mon déménagement, je suis allé faire un tour à Séville pour voir trois corridas (dont une annulée à cause de la pluie continuelle qui s’est abattue sur Séville ce jour-là).
Je suis ravi de retrouver ma température tropicale et le vent du large. Du coup, le rhume qui me taraudait depuis le début de mon séjour français, a cessé d’un coup d’un seul.
Le voyage s’est déroulé dans de bonnes conditions puisque j’avais pris un billet-prime sur Air France en business. Confort des longs trajets allongés. En revanche programme vidéo minable avec choix de 10 films seulement, j’ai beaucoup dormi. Seule anicroche, contrairement à Singapore Airlines, Air France ne fait aucun cadeau pour le poids des bagages. Et mes deux sacs étaient bien remplis (bouteilles de vins, livres de dernière minute, fers à cheval et clous…). Pour éviter de payer une fortune, sur la suggestion aimable de l’hôtesse d’enregistrement, j’ai transporté toute ma bibliothèque à la main en cabine dans un sac plastique (20 kilos). Imaginez la tête des gars de la sécurité de Roissy quand je me suis présenté avec un tel sac plastique, heureusement que c’étaient des braves antillais très sympas. Plus sympathiques que le personnel d’Air France à qui j’essayais d’expliquer que j’avais voyagé sur la même destination, en éco, avec 100 kilos de bagages (mes selles) sans supplément de prix, avec leur concurrent Singapore Airlines. Tout juste si le « chef d’escale » ne te dit pas « eh bien la prochaine fois, vous prendrez Singapore Airlines ! ». La classe Air France. Le salon Air France avec deux sandwichs pastrami qui se battent en duel, rien de chaud.
Pauvret tout ça mais peu importe, me voilà de retour à contempler la vue superbe et la lumière magique de ma maison.
Petit séjour rapide à Singapour qui reste un temple de la consommation. L’avion d’Air France arrivant à 17h30 on rate toutes les connexions avec d’autres correspondances. Mais les mall étant ouverts jusqu’à 22 heures, j’ai pu faire un tour dans mes centres commerciaux préférés pour acheter deux ou trois merdouilles. Il y a tellement d’offre et les chinois de Singapour sont des acheteurs fébriles. Je prévoyais de faire un tour dans le centre commercial spécialisé en électronique le lendemain matin mais l’horaire de mon avion pour Lombok étant en pleine journée (15h45) et les magasins ouvrant tard (10 ou 11 heures), cela me laissait peu de temps. Je suis resté dormir confortablement sous la couette de mon hôtel, le Scarlett, une bonne adresse dans Chinatown, jusqu’à midi.
Rebelote avec Silkair qui m’a facturé un excédent de poids sur les bagages, mais cette fois-ci, la filiale de Singapore Airlines ne m’a pas demandé de sortir tous mes livres mais ne m’a facturé qu’un poids forfaitaire majoré raisonnable. Je ferais plus attention la prochaine fois.
Guffran et Meddal étaient à l’aéroport pour m’accueillir. Même si l’immigration est passée rapidement car j’avais mon visa en bonne et due forme, les bagages ont été plus longs à récupérer et surtout le fond de mon gros sac quasi neuf Delsey était déchiré. Nous avons pris le temps de faire un constat pour essayer de me le faire rembourser par Silkair. La douanière a voulu aussi fouiller ce sac si lourd. Le nombre de livres l’a impressionnée et l’a fait rire. Heureusement qu’elle n’a pas regardé l’autre bagage avec les bouteilles et les fers à cheval, elle aurait posé trop de questions.
Sur le chemin du retour Guffran m’a dressé un petit point de la situation de la maison et de l’avancement des travaux qui devaient êtres finis pendant mon absence.
En quelques mots, en 4 semaines, ils ont eu le temps d’en faire pas mal, de nettoyer la citerne d’eau de pluie (mais il n’a pas plu une goutte, hélas), de mettre du gazon devant la maison, de construire une petite brugah pour les gardiens de nuit, de remplir la petite piscine de la maison (la vue de cette surface d’eau sur le fond de mer est sublime, comme une carte postale publicitaire).
Voilà exactement la vue (et la lumière) de ce matin de grand vent sur mon canapé pendant que je tape ces lignes. Un des chevaux qui s’était blessé à la cheville avec une corde synthétique a vu sa blessure s’infecter et Erick et Guffran on fait venir le vétérinaire qui est revenu plusieurs fois veiller au grain. Il a été, semble-t-il, très efficace car les chevaux sont en parfait état maintenant et sont au paddock ce matin.
Toute la nuit, la brise légère a soufflé, procurant une douce fraîcheur pour dormir, hélas le décalage horaire a un peu bousculé mon sommeil, mais je me suis bien reposé.
Ce matin, en me réveillant, j’ai pu mieux voir en face, les fondations de la grande piscine qui sont achevées et le jardin qui a un peu poussé. L’axe du soleil a pas mal changé en un mois car il se lève un peu plus derrière la maison.
Guffran est venu me redonner les téléphones portables et faire une liste des courses pour le chauffeur (du lait, des Corn Flakes, de l’eau bref, l’indispensable quotidien), ils avaient juste prévu la bière fraîche dans le réfrigérateur, c’est une gentille attention. La maison est nickel, rien n’a bougé. Je suis ravi de retrouver mes marques.
Et le réveil en ce samedi 19 avril est une merveille. Le ciel est pur, la lumière magnifique, le vent léger, la température idéale.
Hier soir nous sommes allés nous promener avec trois chevaux. Erick et André ont bien travaillé, ils n’ont aucun problème de comportement entre eux. Pangeran reste le « boss », mais Sox, le leader des nouveaux arrivants, ne cherche pas à lui ravir la place. Nous avons fait un grand tour au pas et au trot. La brise est partout présente et le coucher de soleil est une merveille.
Journée tranquille à bouquiner. Je commencerai à négocier les travaux dès demain dimanche. Entretien des selles avec les huiles rapportées dans mes lourds bagages (elles en ont bien besoin avec cette humidité ambiante).Grosse sieste et à nouveau belle longue ballade avec les quatre chevaux (Sox est tenu en longe par Erick qui monte Steve, André sur Jet et mon Pangeran). Notre circuit de ce soir passe par les villages, avant de rejoindre les plages vierges. Les gens sont ravis de voir maintenant les chevaux en groupe, parfois 4 de front tels les « 7 Mercenaires ». Impressionnant. Ça bouge beaucoup ici, les murs se construisent (de nouveaux terrains achetés et isolés des autres pour bien marquer son territoire), les routes se creusent dans la nature sauvage (un Américain a défoncé une jolie colline boisée pour se faire une route qui grimpe en haut d’une colline, méconnaissable). L’enthousiasme des investisseurs risque aussi de laisser se développer des constructions « sauvages » peu respectueuses de l’environnement. Les prix grimpent aussi, tant mieux et tant pis pour certains terrains qui me passeront sous le nez. Nous verrons bien. C’est passionnant de vivre au milieu d’une région en pleine effervescence car tout se murmure, tout se dit, le raisonnable et son contraire. Tout finit cependant par se savoir.
Hier soir, belle rencontre avec un jeune couple de Français (la trentaine) qui ont vécu 5 ans à Singapour, expatriés pour de grosses boîtes, qui ont bien gagné leur vie et qui ont décidé de venir faire un break ici à Lombok. Amoureux de la nature et tombés sous le charme de la nature profondément généreuse des habitants de l’île. Bel échange de points de vue. J’ai vraiment passé une soirée délicieuse et je garderai leur contact car ce sont des gens très intéressants.

