15 mars 2008
Mataram express
Et la journée du 14 continuera sur le même rythme. Lever du jour superbe et la brume au fond des vallons incite a le reflexion. Lalu a
bien réfléchi, il voudrait consulter un avocat réputé à Mataram. Je lui propose
de l’accompagner car, assez sûr de mon fait, je souhaiterais donner au conseil
ma version de notre quesitonnement. Nous partirons donc après la prière
(vendredi oblige) vers Mataram. Trois courses en passant, récupérer mes housses
de coussins blanches (plus faciles à laver), quelques prises et ampoules et
nous voilà sur la route des fleuristes (tant mieux nous ferons une halte au
retour) vers chez l’ancien propriétaire qui souhaite me voir et vers chez
l’avocat.
Nous retrouverons l’avocat dans un restaurant propret (un
peu bruyant) et notre conversation sera extrêmement constructive. L’avocat est
un petit homme rondelet, barbiche bien islamique, la longue robe de prière (il
sort de la mosquée) je me croirais en Arabie Saoudite. Intelligent, vif,
précis, professionnel, je lui donnerai les documents que je propose de faire
signer à Lalu pour compléter notre accord de partenariat et il n’y trouvera
rien à redire. Il expliquera à
Lalu la teneur des engagements que Laluy avait
interprété à sa façon de néophite inquiet. Il est rassuré, moi aussi car je
pensais bien avoir raison mais je ne connais pas la loi Indonésienne. Je profiterais
de cette consultation gratos pour lui poser quelques questions sur le statut
des étrangers comme moi en Indonésie, quels sont ses conseils et ses conseils
seront, comme depuis le début de notre conversation, avisés et précis.
Passage par chez l’ex-propriétaire qui sait que je cherche
éventuellement à acheter un terrain pour les chevaux dans le coin de Gerupuk,
et il a quelque chose à me proposer. Nous discuterons le bout de gras sous sa
véranda. A voir mais je suis déjà sur une piste par ailleurs.
Sur le chemin du retour halte indispensable chez les
horticulteurs où je sais maintenant comment obtenir le prix
« local ». Je demande combien ça vaut, je divise par deux, et j’en
prends 10 pièces, ce qui fait un peu d’argent pour eux et après quelques hésitations,
en général ils cèdent tous. Bonnes affaires donc. Et, surprise, de magnifiques
Hibiscus en branches et en fleurs dans deux endroits, ce doit être la saison où
ils les coupent et les vendent.
Tant mieux j’en cherche depuis 6 mois et je
n’en ai jamais trouvé. Les fleurs d’hibiscus sont magnifiques et la plante est
peu exigeante. Nous planterons un peu partout. Hélas, s’il a plu a Mataram
(beaucoup), pas mal sur le chemin du retour vers Praya (routes inondées), il
n’a pas plu une goutte à Kuta. Bon, pour les touristes en saison des pluies
c’est pas mal mais pour mes fleurs c’est pas top.
Ils auront bien avancé les murets et le cheminement d’accès
à la maison. Tout est prêt pour les plantations.
Les gars de l’herbe en plaques sont aussi arrivés pour installés
leurs pelouses naturelles entre les pierres jaunes.
Je me suis lancé dans « Les oraisons funèbres » de
Bossuet, superbe langue pour une grenouille de bénitier.