24 février 2008
Pas fier !
"Pauvre con va", glisse un Sarkozy vexé à un homme qui le snobe
LEMONDE.FR Avec Reuters | 23.02.08 | 22h38 • Mis à jour le 24.02.08 | 10h42
epoussé
par un hommme qui ne voulait pas lui serrer la main, Nicolas Sarkozy a
laissé fuser l'insulte, samedi matin, lors de sa visite du Salon de
l'agriculture, une scène diffusée par Le Parisien sur son site.
Dans la cohue, le président progresse en serrant des mains, entouré de gardes du corps. Arrivé au niveau d'un homme en veste beige, il s'énerve quand ce dernier se retourne brusquement :"Ah non, me touche pas, tu me salis", lui lance le visiteur en colère. "Casse-toi, casse-toi alors! Pauvre con va...", répond le président français sans se départir de son sourire avant de poursuivre sa route dans les allées du Salon.
Dimanche 24 février – Premières festivités du Nyalé
Superbe journée, soleil resplendissant, température idéale,
et surtout, surtout, lumière extraordinaire. Non, les couleurs des photos ne
sont pas travaillées à la palette graphique, ce sont les bleus, les verts, les
blancs que me réserveront désormais chaque matin et chaque soir ce panorama
exceptionnel. C’est tout simplement exceptionnel.
Sur la photo, à gauche la future petite piscine, à droite la
limite de la terrasse de teck et, au loin, la grande bleue et la barrière de
corail. Le ciel est d’une transparence de carte postale. Après toute la pluie
qui est tombée, un peu de beau temps pour fêter les cérémonies du Nyalé qui ont
commencé aujourd’hui avec les premiers combats de tiges de joncs sur le coup des
16 heures. J’ai donc quitté le chantier pour assister au match. J’adore.
Le chantier a été d’une efficacité redoutable aujourd’hui,
ils savent que j’arrive demain avec armes et bagages et que, désormais, je vais
passer mes journées à les diriger et à les faire ch…
Tout le monde est à nouveau sur le pont.
L’électricien finit de brancher les derniers interrupteurs
et, surtout, l’électricité étant désormais connectée au réseau, il testera
toutes les ampoules. Tout fonctionne.
Côté salle de bains, Awal fixera le petit coffre-fort dans
le mur à l’aide de charnières solides et d’autres gars passeront un dernier
coup de papier de verre avant d’appliquer ce produit magique pour sols en bois.
Magnifique.
De mon côté, car je travaille aussi, il ne faut pas croire,
je commencerai à appliquer la cire (qui n’est pas d’abeille mais qui ressemble
plutôt, d’après l’odeur, à de l’encaustique). Il faudra que je m’achète de la
bonne cire à meubles car ils ne connaissent pas ça ici. Le fauteuil repéré
dans un hôtel de Java et donné à copier à mon menuisier, une fois ciré, fait un
sacré effet. Il est vraiment doué. Il faut juste le garder toujours sous
contrôle car encore une fois je lui ai pris la tête car nous étions convenu que
j’achetais du bois épais pour les structures des meubles et que toutes les
étagères, les portes, bref les choses ne devant pas supporter de poids lourd,
seraient faites de bois plus fin. Au prix du mètre cube, cela chiffre vite. Eh
bien non, je verrais arriver en haut des
portes du placard de la salle de bains en bois super épais, digne d’une porte
de maison. En plus il me manque la moitié car il a décidé, de son propre chef,
de ne faire des portes qu’en haut et en bas. Va savoir pourquoi. Bref c’est
n’importe quoi, il faut être sans arrêt derrière son dos pour qu’il fasse les
choses comme je les lui ai indiquées. Ici, de toute manière quand ils disent
oui d’un air hésitant, je suis certain qu’ils n’ont pas compris, maintenant je
saisis. Dernière surprise désagréable de cette journée les porteries achetées
dans le village de potiers et destinées à garder l’eau traditionnellement dans
les maisons Sasak, fuient. Chez eux ça ne fuit pas, mais chez moi ça fuit, va
comprendre. Guffran me dit qu’elles sont encore trop fraîches et que cela
arrive. Si ça continue après quelques jours de présence d’eau en leur sein, je
les changerai.
À part ces deux petits bémols, la journée, dernière de mon
havre de Hideway, a été splendide à tous égards. Je suis très excité à l’idée
de déménager demain et d’entrer dans ce nouvel espace de plénitude. Avec une
telle vue, je ne vais pas avoir de mal à m’y retrouver. La vue est grandiose,
l’architecture que j’avais imaginée est, à peu de choses près, exactement comme
je la rêvais, et voir un rêve se réaliser avec une telle vue devant soi, c’est
une chose rare que je savoure.
Pour venir m’accueillir dans ce nouveau nid, alors que je suis tranquillement assis sur mon nouveau fauteuil, au milieu du salon, à admirer la vue, un aigle magnifique profitera des courants ascendants pour venir planer juste devant moi. Il doit nicher pas loin. Cette maison toute en vitres, en plein ciel, permettra de partager la vie et le vol des oiseaux. Encore une fois je savoure et les mots restent pâles face au plaisir que j’éprouve.
The last for the road
23 février 2008
Aujourd’hui plus de photos que de texte.
Ca y est, je peux enfin rêver, le jour de mon déménagement
est enfin fixé, ce sera lundi, le jour de la pleine lune, un jour de symbole
puisque c’est ce jour-là que j’ai commencé ma construction et c’est le jour de
la fête du Nyalé.
Pourquoi lundi, parce que l’électricien est revenu
aujourd’hui après avoir accompagné sa femme à Praya (vous saurez tout) pour,
courageusement, venir brancher l’électricité qui fonctionne !!!
Demain
c’est au tour du plombier de finaliser son travail et le gars des meubles de
bambou a fini son job et livrera aussi demain dimanche.
Parce que les ouvriers ont mis le turbo pour finir les
retouches de peinture intérieure (dans les moindres détails, je suis là pour
veiller au grain), gratter les bois, les enduire d’une sorte de vernis de
protection (même sur ces belles sculptures qui cachent des boulons au plafond).
On voit bien sur ces photos que la maison est beaucoup plus propre et sur le
point d’être prête à l’usage.
Pendant que tout le monde s’affaire, Apoun et deux ou trois
gars découperont dans des bouts de bois des poignées provisoires, 
et comme
elles sont provisoires, ils les sculpteront de ce joli motif
« ficelle » que j’adore, tout me les faire garder à titre définitif.
Awal est monté sur le toit pour remettre en place l’Ilalang
qui est un peu échevelé (et qui laisse passer deux ou trois gouttes).
Début de journée un peu couvert mais très vite le soleil
s’est levé et nous avons eu droit à une splendide journée ensoleillée et
ventée. Parfaite. Au loin, le ciel est noir sur la mer et la pluie y tombera
abondamment. La lumière est toujours aussi somptueuse.
À midi, je recevrai la visite d’un français avec qui je suis
en contact epuis un bon moment par Internet (un forum de voyages), Loïc, accompagné d’un ami Sasak. Tres sympa, il songe a venir s'installer par ici. Comme il sait que je
déjeune souvent au Reef, il pointera son nez, je l’inviterai donc à déjeuner et sur la lancée à
visiter la maison, nous papoterons toute l’après-midi au soleil déclinant de
notre passion respective pour cet endroit du monde.
Puis sur le coup de 17
heures, Dominique manifestera son envie de monter voir les terrains du haut,
nous n’y sommes pas retournés en saison des pluies, cela m’intéresse de voir
comment s’est comporté le terrain à cet endroit. La vue y est toujours aussi
somptueuse et, bonne surprise, le terrain y est resté très stable. La végétation
abondante y est pour quelque chose.
Belle journée bien remplie.
22 février 2008
Jeudi 21 et vendredi 22 février
Je profiterai de ma visite à la capitale pour acheter aussi
des lampes provisoires en rotin (en attendant de faire fabriquer de belles
lampes en bois ou en pierre jaune). Nous passerons voir au magasin qui a monté
mes vitres sur les fenêtres s’il avait une idée de « rail » sur
lequel fixer mes portes coulissantes. Il m’en propose mais ce n’est pas ce que
je cherche. En revanche, serviable et souriant il comprend bien ce que je
cherche, il se propose de commander à Surabaya. En attendant de connaître le
prix, qu’on doit lui communiquer par téléphone, je fouille un peu dans son bric
à brac et je trouve de ravissantes petites pièces décoratives en étain ou en
fer-blanc. Des formes et arabesques couleur locale, des fleurs, des étoiles,
des palmes, des roues, des fleurs de lys (on se demande bien comment ce motif
se retrouve ici). Le tout est mélangé dans des cartons qui traînent à terre, un
peu à l’écart. Pour quelques centimes d’euros, j’en choisirai tout un
assortiment, c’est ravissant. La bonne femme, très marrante et commerçante, est
toute surprise que je m’intéresse à ces vieilleries poussiéreuses (aux Puces de
Saint Ouen on les vendrait des fortunes). Je me garde bien de lui indiquer. Je
reviendrai à coup sûr. J’ai déjà des idées de déco. Je n’en ai jamais vu de
pareilles ici en Indonésie, je ne sais pas d’où provient ce petit stock.
Pendant la journée d’hier et la journée d’aujourd’hui, les
gars ont bien avancé (il faut dire que je les avais un peu bousculés le matin
en organisant leur travail et en leur fixant un but). Ils ont placé les
charnières sur les fenêtres qui doivent s’ouvrir, et aujourd’hui deux gars
mettront en place les petits crochets qui serviront à les maintenir
entrouvertes.
D’autres finiront de sculpter les piliers qui soutiennent
l’escalier d’accès. Deux autres encore font les finitions d’enduit et de
peinture pour que tout soit nickel. Deux derniers passent un produit sur le
bois des embrasures pour lui donner du tonus. Les bois intérieurs seront finis
à la cire d’abeille.
Petite pause déjeuner à l’abri car la pluie est tombée sans
interruption depuis hier soir, toute la nuit et fine ce matin. Le soleil n’est
pas loin, il apparaîtra sur le coup de 13 heures (et la chaleur humide avec).
20 février 2008
Trois jours
Lundi 18, mardi 19 et mercredi 20 février
Les gars de l’équipe d’Apoun ont mis la dernière main à la
salle de bains en finissant de polir tous les bois, en appliquant une couche de
protection à la table des lavabos de poterie.
D’autres finissent de gratter les
boiseries des embrasures après avoir appliqué de l’enduit aux endroits où il
était eraflé. Les portes et les fenêtres ont toutes été montées (à une
exception, la plus grande, celle de la chambre). Les portes qui séparent la
chambre du salon ont été placées sur leurs gonds et fonctionnent.
Les chevaux sont prêts à êtres transportés ici. Les papiers
sont prêts du côté de l’administration de Lombok. Erick e demandé à aller voir
des parents agés à Sumbawa, je l’ai laissé partir quatre jours, de toute
manière, il pleut et je le veux à 100% disponible quand les chevaux nouveaux
arriveront. La mer est forte, je ne veux pas trop transporter les chevaux avec
une mer aussi démontée au risque de les blesser pendant la traversée instable.
Suivant les conseils de Thomas qui trouve que mon équipe
tire un peu sur la corde du travail payé à la journée, j’ai rencontré le chef
de chantier qui a assuré la construction de sa maison en deux mois. Même s’ils
sont très gentils et bons travailleurs c’est vrai que cette maison met en temps
fou à se finir. Je voudrais pouvoir comparer, pour mes prochaines maisons, ce
que me propose ce constructeur et l’équipe d’Apoun avec qui j’ai l’intention de
parler « forfait ». Un peu de compétition ne leur fera pas de mal.
Côté lectures je me suis replongé avec délice dans « Le
jeu des perles de verre » d’Hermann Hesse, un gros volume que j’avais
perdu lors de mon retour d’Indonésie l’an dernier (le paquet poste ayant été
volé sur ma boite à lettre parisienne) et j’entame un « Orient
Express » de Graham Greene avec plaisir (merci Nicolas pour ce bon choix).
17 février 2008
Portes, fenetres et plombierie
Le sol de la salle de bains est fini et deux ouvriers
mettent la touche finale à un petit « encadrement » de bois autour de
la baignoire.
D’autres finissent le plafond de la cuisine en clouant des
planches les unes à côté des autres. L’équipe est réduite encore une fois pour
les finitions.
Guffran est allé à Mataram récupérer les tuyaux que j’ai
commandé pour monter l’eau. Ce sont des tuyaux qui se présentent sous forme de
rouleaux dont en une seule pièce, évitant ainsi les ruptures de bouts de tuyaux
assemblés les uns aux autres qu’ils ont l’habitude de poser ici.
Je profiterai de cette belle fin de journée pour faire une
belle balade avec Pangeran vers les plages habituelles. Il est tout content de
sortir à nouveau même s’il préférait sa fine cavalière à son lourd proprio.
L’électricien est revenu sur le chantier après quelques
jours d’absence pour aller lutter avec les bureaux de l’entreprise qui est censée
installe le compteur que nous avons payé. Ils promettent toujours sans jamais
venir. Leur installation, promis, craché, juré, est prévue pour mardi prochain.
Heureusement, le reste de l’équipe est au travail.
Dans la cuisine, trois gars finissent de poser le plafond de
bois, je préférais cela à une vulgaire planche de contreplaqué et j’ai eu
raison. Plus isolant du bruit, plus esthétique, c’est parfait.
D’autres finissent et nettoient la salle de bains avant
l’arrivée du plombier. Il est temps car il vient justement d’arriver et il va
très vite pour installer tuyaux et robinets.
Il commencera par finir les connections d’eau du côté de la
citerne du haut, histoire d’alimenter le chauffe-eau solaire. Nous pourrons
expérimenter les premières eaux tièdes après à peine quelques minutes de
traitement. L’eau a enfin gravi un escalier, franchi une étape supplémentaire,
elle est devenue chaude et elle est, maintenant, dans la baignoire. Un must. Il
continuera son installation par les toilettes toutes blanches, très chic.
Puis
les robinets des éviers de la salle de bains et de la cuisine. Beau design, je
suis très satisfait de l’harmonie avec les éviers de poterie et le support de
bois.
Une dernière équipe continue d’installer portes et fenêtres.
Deux gars monteront des vitres sans encadrement pour les fenêtres qui séparent
la chambre du salon, libérant la vue même depuis le fond du lit.
La mise en
place des portes est plus périlleuse car il faut tout retailler à la main, les
espaces pour les charnières (à la gouge), les embrasures (au rabot), les
bordures (au rabot aussi ou à la scie). Et le poids d’une seule porte vitrée
impose l’intervention d’au moins trois gars pendant que le menuisier manoeuvre.
Le bois des embrasures est tellement dur qu’il faut percer des trous à la
perceuse pour préparer l’implantation des vis. Heureusement que le plombier en
a apporté une. Tout se met en place douvement mais sûrement.
Apoun, enfin, finit de couper et monter les petites boîtes
de bois qui feront office de lampes d’ambiance dans les coins des pièces. Ça
avance.
Fin de journée somptueux, grand soleil.
15 février 2008
Pluies tropicales
Dès hier soir la pluie s’est mie à tomber drue
et n’a plus cessé de la nuit, accompagnée de vent violent. Quand il pleut il ne
pleut pas à moitié ici.
Et le matin le résultat est imparable, le terrain d’à
côté est sous l’eau (je plains les gogos qui ont acheté un joli terrain en bord
de plage…), la route qui dessert le terrain est traversée par toutes les eaux
de ruissellement et on la devine sous une belle couche d’eau. Il faut lever les
pieds en mobylette et ne pas rouler trop vite.
Sur le terrain, les rigoles ont
fait leur effet, la citerne est pleine d’une eau beaucoup plus propre qu’au
début de notre installation, quasiment limpide même. Vivement qu’on ai besoin
de faire du béton pour utiliser de l’eau. De l’eau continue tout de même à
suinter des collines sur la partie plane, mais, là encore, les rigoles creusée
les semaines précédentes empêchent la voie d’accès d’être inondée.
Sur le chantier, une petite équipe est revenue aujourd’hui
pour aider le menuisier à installer les portes et fenêtres et finir le plancher
de la salle de bain. Le bois du chambranle des portes est très dur et la mise en
place des charnières difficile avec leur petit tournevis. Drôle d’effet de se
retrouver à l’intérieur, protégé par les fenêtres déjà mises en place, à l’abri
du vent d’Ouest qui souffle dehors.
Pour le moment je laisse les grandes ouvertures du Nord et
de l’Est sans portes, d’abord car je ne sais vraiment pas comment il compte
fixer des portes aussi lourdes sur ce grand espace et ensuite parce que je
trouve cela agréable d’avoir cette grande ouverture sur l’extérieur. Pour
dormir, il suffira de fermer les portes de la chambre.
La piscine, elle, est en partie remplie d’eau de pluie, avant
même que la seconde équipe d’ouvriers ne soit venue poser les carreaux de
pierre. Quand ils ont enlevé les coffrages on voit bien l’allure que cela aura
dans quelques temps.
Je ne vois presque plus la route et la vue de l’océan
ouvre l’esprit à plus de méditation sereine.
14 février 2008
14 février Kuta Lombok : moi aussi j’ai une Saint Valentin à vous conter.
Hier, pendant le déjeuner, un gars m’a abordé au Reef, je le
connaissais de vue comme chauffeur. Il me dit avoir un client dont le mari veut
faire une surprise à sa femme en lui offrant une ballade à cheval pour la Saint
Valentin. Je lui dis que je n’ai que mon cheval à louer et qu’il est réservé à
des cavaliers confirmés, je lui indique le prix, lui donne mon téléphone et
convenons de nous rappeler plus tard en fonction du temps. Il me rappelle pour
me dire que son client est d’accord pour 9h30 à son hôtel.
À 9h30 je me pointe à la réception de ce petit hôtel sur la
plage, le guide me présente son client, un Français, la petite trentaine,
breton, souriant et sympathique qui veut offrir ce cadeau à sa jeune fiancée,
bonne cavalière. Elle n’est pas au courant. Il me demande si je peux apporter
le cheval tout prêt vers 10 heures pour lui réserver la surprise. No problem.
Il a de la chance le bougre la pluie a cessé, le soleil n’est pas loin et, le
temps de préparer et bichonner une dernière fois Pangeran, Erick le mènera à la
réception de l’hôtel. Imaginez sa tête de passionnée de chevaux, voyant passer
pendant qu’elle petit déjeune à la terrasse de l’hôtel, un beau cheval noir et
un cavalier, et que ce dernier obliquera sur sa gauche pour entrer dans la cour
de l’hôtel. Joli cadeau pour une jolie jeune fiancée, blonde, élancée,
ravissante et fraîche. Le soleil se lèvera en même temps que son sourire
radieux. Elle est, en effet, excellente cavalière et il suffira de lui ouvrir
la route et lui indiquer le chemin pour qu’elle goûte chaque instant de cette
belle journée. Elle le répètera chaque fois que nos chemins se croiseront.
C’est idiot, je n’ai pas emporté mon appareil photo en pensant qu’il allait
pleuvoir. La mer est déchaînée, le vent puissant, le ciel encore gris, mais le
soleil n’est jamais loin derrière et la lumière est magnifique. Chaque jour,
chaque heure est différente, aujourd’hui aura encore été un merveilleux début
de journée.
Je n’ai pas emporté mon appareil car ce matin, Guffran a
appelé pour dire que lorsqu’il fait ce temps dès le matin, il perdure toute la
journée sans espoir d’amélioration. Les gars d’Apoun ont demandé à rester chez
eux se reposer et faignasser. Trop confiant dans ses prédictions hasardeuses
j’ai raté de belles photos pour mon site. Le couple Pangeran-cavalière était
superbe dans ces paysages grandioses.
Nous ferons une grande balade sur les plages de Seger et
Serenting avec petite escalade d’un gunung pour la vue et retour par un petit
chemin totalement inondé d’eaux de ruissellement. Je laisse la cavalière à une
extrémité du chemin (après l’avoir consultée sur son envie
d’« aventure ») et envoie Eric en éclaireur de l’autre côté pour
l’accueillir. Il est toujours serviable et prévenant avec les clients même s’il
ne parle pas un mot d’anglais, il sait se faire comprendre. Elle est ravie de
sa balade (c’est peu de le dire), et se dit prête à recommencer. Ils restent
une semaine, je leur laisse mon téléphone, avec une telle cavalière c’est
parfait pour Pangeran.
Avec tout ça, il déjà est midi, il est temps de filer
déjeuner.
13 février 2008
Jour de livraison des portes et fenêtres, enfin !
Tout le monde est sur le pont. Une équipe finit la cuisine
en appliquant une couche de tadlack de la même couleur que le sol sur les
murets qui soutiennent le plan de travail. Le menuisier, de son côté ajuste et
polit le bois. L’évier de poterie est en harmonie avec les couleurs du bois et
du sol.
Une autre équipe continue (et finira) le plancher de la
salle de bains.
Enfin, tout le monde descendra pour sortir les lourdes
fenêtres du camion de livraison et commencer à les transporter sur le chantier.
Pas simple car elles sont énormes (parfois 2 mètres sur 2). Ils inventent un
système de transport astucieux avec deux bouts de bambous et des cordes pour
laisser la fenêtre en suspension.
La porter est ainsi plus facile. Les premiers
tenteront de passer par le chemin le plus court, mais aussi le plus escarpé, et
avec la pluie qui est tombée, rendu glissant. Moyen. Les suivants emprunteront
la route normale, plus longue mais plus sûre. Ils entreront par l’oouverture de
la salle de bains.
A propos d’ouverture, je réalise (un peu tard) que les
fenêtres qui sont censées être « ouvrables », sont tellement lourdes
qu’il sera probablement difficile de les ouvrir et les fermer souvent. On les
laissera ente-ouvertes….
Dans mon prochain projet je ferai des fenêtres plus petites.
En même temps je ne voulais pas vivre enfermé entre quatre murs alors que la
vue extérieure est si splendide. J’ajusterai.
C’est l’attraction du chantier. Il faut d’abord trouver
quelle vitre va dans quel emplacement. Apoun se remet à mesures.
Je signale que
nous avons numéroté les vitres donc on doit en retrouver la trace et, en effet,
des lettres sont inscrites sur les vitres et sur les chambranles. Roméo
trouvera sa Juliette.
La mise en place est fastidieuse car il faut être
nombreux pour bouger ces panneaux vitrés (les deux premiers installé sont des
vitres fixes). Il s’agit alors de les placer avec précaution et de les ajuster.
Le bois a joué avec l’humidité et, comme prévu, il faut raboter encore quelques
côtés pour faire rentrer le panneau vitré dans son emplacement. Cela prend
beaucoup de temps car il ne s’agit pas de laisser échapper la vitre et de la
briser. Nous ne fixerons que deux panneaux ce soir. C’est un bon début.
Pendant ce temps, l’équipe « piscine » a recouvert
son chantier d’une toile plastique orange et applique un enduit sur les murs de
la future piscine. Même sous la pluie, ils continuent.
Tempête sur Kuta
Côté chantier, l’eau de pluie continue à rentrer dans la
maison car les portes et fenêtres n’ont pas été livrées comme prévu, ils
argumenteront de la tempête…
Le plombier, lui, est venu avec un jeune apprenti pour
installer un système qui signalera quand la citerne d’eau sera vide et mettra
automatiquement la pompe du bas en marche. Il installera aussi le système de
purification d’eau acheté récemment dans une armoire installée le matin par le
menuisier, présent lui aussi. Ce dernier installera le plan de travail de la
cuisine de la maison principale, prêt à recevoir son évier de poterie. Le
plombier connaît bien son affaire, tout va très vite avec lui, en revanche je
ne comprends rien à ce qu’il m’explique, il faut que Guffran traduise tellement
il parle vite.
Le sol de la salle de bains est pratiquement achevé. J’avais
calculé un peu juste car ils retaillent les lattes pour mieux les ajuster, il
faudra acheter quelques planches de plus.
Apoun commencera à fabriquer les petites boîtes de bois qui
vont servir au futur éclairage d’ambiance.
La structure de la piscine est finie. Un chef d’équipe
australien (un vieux monsieur avec un accent british à couper au couteau) vient
vérifier que tout va bien et me posera quelques questions quant à la finition
des murs extérieurs. Il s’extasie, lui aussi, devant la vue remarquable. Je
surprendrais même une conversation qu’il a avec un de ses amis en Australie, à
qui il dit qu’il a rarement vu une aussi belle vue en Indonésie.
Tout prend forme, je ne sais pas encore si la date de
vendredi sera tenue…Inch’ Allah.





























